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QUESTION D'ACTU

Pollution industrielle

Environnement : les nouveaux polluants tuent des milliers d’enfants

La pollution environnementale tue 1,7 millions d’enfants dans le monde, selon l’OMS qui s’alarme des conséquences de la « nouvelle » pollution industrielle.

Environnement : les nouveaux polluants tuent des milliers d’enfants Un Enfant devant une rivière polluée par les rejets industriels à Lanzhou, Chine - EyePress/NEWSCOM/SIPA

  • Publié 06.03.2017 à 11h57
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C’est eux que l’on trouve en bout de chaîne : les enfants. Ils n’ont rien demandé et pourtant, qu’est-ce qu’ils reçoivent… Des microparticules dans leurs petits poumons ; des métaux lourds dans leur jeune organisme. La pollution environnementale massacre les populations infantiles qui composent notre monde et celui de demain. Selon deux rapports de l’Organisation Mondiale de la Santé, ce type de pollution tue tous les ans 1,7 million d’enfants.

« Don’t pollute my future ! »

Les chiffres de l’agence onusienne glacent le sang. Plus d’un quart des décès d’enfants de moins de cinq ans sont attribuables à la pollution de l’environnement. Il faut dire que les sources sont multiples, entre la consommation d’eau non-potable, le tabagisme passif ou encore la pollution atmosphérique (voir encadré).

Une nouvelle cause de pollution environnementale a récemment fait son entrée avec fracas : la pollution industrielle. Elle n’est pas tout à fait nouvelle mais la science commence à peine à mesurer l’ampleur de ses dégâts, notamment sur les plus jeunes. Dans l’un de ses rapports, intitulé « Don’t pollute my future! The impact of the environment on children’s health », l’agence énumère ces « nouveaux dangers environnementaux ».

Déchets électroniques

Parmi eux, on trouve « les déchets électroniques et électriques (par exemple, les téléphones portables usagés) qui ne sont pas correctement recyclés, exposent les enfants à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, un déficit de l’attention, des lésions pulmonaires ou encore un cancer ».

Prévisions à l’horizon : la quantité de déchets électroniques et électriques va augmenter de 19 % entre 2014 et 2018, pour atteindre 50 millions de tonnes. Les morts suivront, sans aucun doute.

Climat et asthme

Bien sûr, il y a aussi le changement climatique, l’augmentation des températures et des concentrations de dioxyde de carbone. Cela « favorise la production de pollen, associée à une augmentation des taux d’asthme chez l’enfant », note le rapport.

À l’échelle mondiale, des symptômes d’asthme sont actuellement signalés chez 11 % à 14 % des enfants de cinq ans ; l’OMS estime que 44 % de ces symptômes sont liés à des expositions environnementales.

Pesticides

« Les enfants sont également exposés à des substances chimiques dangereuses présentes dans les denrées alimentaires, dans l’eau, dans l’air et dans les produits qui sont autour d’eux », souligne encore l’agence.

Les substances chimiques telles que le fluor, le plomb et le mercure, les pesticides, les polluants organiques persistants et d’autres substances présentes dans les biens manufacturés « se retrouvent finalement dans la chaîne alimentaire », souligne l’OMS, qui rappelle l’inquiétante omniprésence des perturbateurs endocriniens.

« La pollution de l’environnement pèse lourdement sur la santé de nos enfants souligne l’OMS dans un communiqué. Si nous investissons en vue de supprimer les risques environnementaux pour la santé, (…) les bienfaits pour la santé seront considérables ».
 

Comment l'environnement tue les plus petits

Dans son autre rapport, l’OMS liste des conséquences des autres sources de pollution environnementales sur les enfants de moins de cinq ans :

- 570 000 enfants meurent d’infections respiratoires attribuables à la pollution de l’air intérieur et extérieur et au tabagisme passif.

- 361 000 enfants meurent de maladies diarrhéiques à cause d’un accès insuffisant à l’eau potable et aux moyens d’assainissement et d’hygiène.

- 270 000 enfants meurent dans le mois suivant leur naissance de diverses affections, dont la prématurité, qui pourraient être évitées moyennant un accès à l’eau potable et aux moyens d’assainissement et d’hygiène dans les établissements de santé, ainsi qu’une réduction de la pollution atmosphérique.

- 200 000 décès d’enfants dus au paludisme pourraient être évités en agissant sur l’environnement, par exemple en réduisant le nombre de gîtes larvaires de moustiques ou en couvrant les réservoirs d’eau potable.

- 200 000 enfants meurent de traumatismes accidentels attribuables à l’environnement (intoxications, chutes et noyades).

 

 

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