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JAMA Pediatrics

Douleurs lombaires : un ado sur cinq en souffre

Les enfants, dès 7 ans, ressentent des maux de dos. Ils peuvent avoir plusieurs origines, mais les causes psychosomatiques sont fréquentes.

Douleurs lombaires : un ado sur cinq en souffre Irkusnya/Epictura

  • Publié 31.01.2017 à 07h21
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Un enfant de 7 ans sur cent est concerné par les douleurs lombaires. Dès l’entrée à l’école, ce chiffre augmente : à 10 ans, ils sont 6 %, et presque un sur cinq sont concernés à 14-16 ans. Les symptômes sont parfois importants et handicapants : ils affectent leur assiduité en cours, et leurs aptitudes à participer à des activités sportives. Pourtant, à peine 7 % de ces enfants consultent, signalent des chercheurs du Nationwide children’s hospital, à Colombus (Ohio, États-Unis).

Dans une revue de la littérature scientifique sur le sujet qu’ils ont publiée ce lundi dans JAMA Pediatrics, ils rappellent également que les douleurs dorsales de l’enfance sont un facteur de risque important de problèmes à l’âge adulte. La plupart des causes de ces lombalgies sont pourtant bénignes. Et pas forcément liées à un cartable trop lourd, estime le Dr Chantal Job-Deslandre, rhumatologue à l’hôpital Necker-Enfants malades.

 

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Dr Chantal Job-Deslandre, rhumatologue à l’hôpital Necker-Enfants malades : « Le cartable est souvent un prétexte »

 

Des signes pas toujours identifiés

« Chez les enfants et les adolescents, on retrouve souvent la maladie de Scheuermann, qui donne d’ailleurs plus de douleurs dorsales que lombaires, explique à Pourquoidocteur le Dr Job-Deslandre. Le diagnostic est simple à établir, avec des signes clairs à la radio. »

En revanche, pour d’autres douleurs d’origine inflammatoire — plus fréquentes chez les garçons, notamment entre 10 et 12 ans — le diagnostic est plus compliqué. Ces douleurs ne s'accompagnent pas de signe à la radio, l’inflammation n’est pas toujours évidente à détecter, et l’IRM n’est pas un examen standard pour les enfants

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Des douleurs parfois psychosomatiques

La revue de littérature parue dans JAMA Pediatrics conteste l’idée selon laquelle il existe des causes spécifiques aux douleurs lombaires. Elles ne sont pas toujours symptomatiques d’une pathologie grave. Chez la plupart des écoliers, elles sont dues à des traumatismes ou à un excès d’activité musculosquelettique, souvent liés au sport. D’après les chercheurs, ces douleurs seraient d’ailleurs fortement corrélées au niveau de compétition sportive. La croissance, les facteurs psychosociaux, les blessures préexistantes et l’hérédité du mal de dos participent aussi aux risques. Les filles y sont, de manière générale, plus exposées.

« Les enfants qui consultent ont aussi des douleurs fonctionnelles (sans lésion apparente, ndlr), poursuit le Dr Job-Deslandre. Les causes sont souvent psychosomatiques, et le diagnostic est plus compliqué. On en voit beaucoup en consultation, et ces cas semblent beaucoup plus nombreux aujourd’hui qu’il y a 10 ou 15 ans. » Ces douleurs fonctionnelles, observées principalement chez les filles, sont souvent correllées à un absentéisme scolaire.

 

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Dr Chantal Job-Deslandre, rhumatologue à l’hôpital Necker-Enfants malades : « Les douleurs fonctionnelles sont plus compliquées à diagnostiquer »

 

Pas plus d’heures de sport que l’âge de l’enfant

Si votre enfant se plaint d’un mal de dos, pas de panique. « Si certaines pathologies doivent être traitées chez un spécialiste, la plupart des pédiatres ont une bonne compréhension des principes rappelés dans notre étude, et peuvent aider les enfants et les adolescents à prévenir et gérer les douleurs lombaires, affirme le Dr James MacDonald, spécialiste en médecine du sport au Nationwide Children’s Hospital, et auteur principal de l’étude. Dans la plupart des cas, les douleurs sans cause spécifique répondent bien au repos, et à la rééducation. »

Les chercheurs estiment enfin qu’avant la reprise du sport en début d’année scolaire, et même chez les enfants et les adolescents, une période de préparation physique et de conditionnement neuromusculaire est nécessaire, tout comme une planification de temps de repos. La pratique intensive du sport chez les enfants et les adolescents n’est pas anodine et, pour les plus jeunes, elle ne doit pas excéder l’âge de l’enfant en heures hebdomadaires : à 10 ans, pas plus de 10 heures de sport par semaine !

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