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QUESTION D'ACTU

Sondage Odoxa

Infections nosocomiales : un Français sur deux inquiet à l'hôpital

Plus de la moitié des Français (52 %) et des patients ou leurs proches (56 %) estiment aujourd’hui que le risque de contracter une infection nosocomiale est élevé à l'hôpital.

Infections nosocomiales : un Français sur deux inquiet à l'hôpital Mark Thomas/REX Shutter/REX/SIPA

  • Publié 24.10.2016 à 12h33
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Les infections nosocomiales peuvent être contractées au cours d’un séjour dans un établissement de santé (hôpital, clinique…) à la suite d'un soin. Pour savoir si les Français les craignent, l'acteur dans les solutions d’emballages de stérilisation Sterimed a fait appel à l'institut de sondages Odoxa. L'objectif, connaître, à travers une large étude (1), la perception des Français au sujet de ces infections. 

Quatre cibles ont ainsi été sélectionnés : les Français dans leur ensemble, les patients, leurs proches, ainsi qu’au cours d’entretiens qualitatifs, des infirmières et des responsables de centres de stérilisation et de centres de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN). Et les résultats de cette première étude grand public sont loin d'être rassurants.

Un risque "élevé"   

L’étude révèle tout d'abord que 87 % des Français déclarent savoir ce qu’elles sont (dont 53 % « savent précisément »), une proportion qui atteint même 91 % des patients ayant été hospitalisés au cours des deux dernières années et de leurs proches (dont 60 % « savent précisément »). Mais surtout, plus de la moitié des Français (52 %) et des patients ou leurs proches (56 %) estiment aujourd’hui que le risque de contracter une infection nosocomiale est « élevé » dans les hôpitaux.

Un chiffre haut qui se justifie par le vécu de nos concitoyens. Même si les trois quarts des patients ou de leurs proches (75 %) ont eu le sentiment que les bonnes pratiques pour éviter les infections nosocomiales étaient respectées à l’hôpital, une minorité non négligeable (24 %) considère qu’elles ne l’étaient pas.

Les patients sont même plus d’un tiers (34 %) à avoir eu peur d’en contracter une lors de leur hospitalisation. Dans les faits et malgré la mise en place de protocoles de prévention importants dans les établissements, un français sur cinq a déjà été confronté à une infection nosocomiale, qu’ils en aient été eux même victimes (5 %), ou que l’un de leur proche ait été contaminé (16 %).

L'information jugée "défaillante" 

Les professionnels de santé considèrent, de leur côté, que c'est la médiatisation des risques liés aux infections nosocomiales qui accentue la vigilance de patients. Pourtant, ceux-ci s'estiment encore être mal informés sur ces maladies. Que ce soit pour l’ensemble des Français, comme pour les patients ou leurs proches, la communication sur le sujet est jugée « défaillante » : deux tiers des Français (65 %) jugent ainsi que les hôpitaux ne communiquent pas suffisamment sur ces infections, une proportion qui atteint 71 % pour les médias et même 81 % pour les pouvoirs publics.
 61 % des patients et proches déclarent ne pas avoir été informés par le personnel médical des bonnes pratiques à adopter pour éviter les maladies nosocomiales lors de leur dernier séjour/dernière visite à l’hôpital.

Pour rappel, chaque année, un patient hospitalisé sur vingt (5 %) contracte une infection dans l’établissement où il est soigné , soit 750 000 infections, responsables de 4 000 décès en France. La plupart du temps, elles surviennent après une intervention invasive (sondage urinaire ou trachéal, cathéter veineux, chirurgie, endoscopie…). Le terme « nosocomial » étant réservé à l'hôpital, les experts préfèrent utiliser la notion d' « infection associée à un soin » pour se référer à la médecine de ville.

(1) Etude réalisée auprès d’un échantillon de 1 024 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 1-2 septembre 2016 ainsi que de 1257 patients et proches de patients (563 patients, 576 proches et 118 personnes ayant été à la fois patient et proche de patient) interrogés sur internet les 1, 2, 7 et 8 septembre 2016. Etude complétée par un volet qualitatif réalisé auprès de 7 professionnels.

 

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