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Eviter les phobies

Aliments : comment aider les enfant à diversifier leurs goûts

Dès la naissance, nos goûts évoluent en fonction de nos expériences gustatives. Elles conditionnent notre capacité à apprécier les saveurs à l’âge adulte.

Aliments : comment aider les enfant à diversifier leurs goûts SvetlanaFedoseeva/Epictura

  • Publié 01.10.2016 à 07h30
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  Dossier réalisé en partenariat
avec 
Science&Santéle magazine de l'

 

Le goût est un des premiers sens à se développer. Déjà, in utero, le fœtus serait capable de ressentir des saveurs présentes dans le liquide amniotique dès le troisième trimestre. Quelles saveurs préfère alors bébé à la naissance ? Et comment ces goûts évoluent-ils? Pour répondre à ces questions, une cohorte dénommée Opaline a été mise en place en 2005. Cette étude longitudinale a suivi 319 couples mère/enfant de la région dijonnaise, de la fin de grossesse de la mère aux 2 ans de l'enfant.

Premier constat, la première saveur appréciée par les nourrissons est, comme attendu, le sucré. L'appétence pour le salé se développe entre le 4e et le 6e mois, au moment de la diversification alimentaire, et progresse durant la première année de vie. Quant à l'acide et l'amer, ce sont les saveurs les moins appréciées sans toutefois être complètement rejetées aux âges étudiés. La plupart des enfants acceptent d'ailleurs facilement de nouveaux mets. Ainsi, entre cinq et sept mois, les réactions des enfants à des aliments nouveaux sont jugées positives dans 88 % des ca.

 Présenter souvent les aliments

Toutefois, les légumes sont généralement les aliments les moins plébiscités par les bambins, et donc les moins consommés. Comment les faire apprécier des tout-petits ? « Il y a un effet fort de la variété de légumes et de recettes sur l'appréciation des légumes lors de la diversification alimentaire de l'enfant, explique Sophie Nicklaus, chercheuse à l'université de Bourgogne et responsable du comité de pilotage d'Opaline. Il faut présenter au moins huit fois, parfois dix, voire quinze fois le même aliment à l'enfant. Mais ce dernier finit généralement par l'apprécier. »

Aimer un nouvel aliment, en effet, cela s'apprend. Les pratiques parentales ont aussi une influence. « Proposer un autre aliment à un enfant si celui-ci en refuse un premier limite son exposition aux goûts. » De même, forcer un enfant à terminer son assiette crée un contexte délétère pour l'appréciation des aliments et des légumes en particulier. Or c'est durant cette période de la vie que la néophobie, le rejet de tout aliment nouveau, peut se mettre en place. Comportement qui peut perdurer jusqu'au début de l'âge adulte.

 

 

Simon Pierrefixe

Science&Santé, le magazine de l'Inserm

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