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QUESTION D'ACTU

Capacités cognitives

Hypertension : des répercussions sur le cerveau des enfants

Les enfants qui souffrent d'hypertension ont des capacités cognitives moins bonnes que ceux qui sont en bonne santé. Les cas devraient se multiplier avec l'épidémie d'obésité.

Hypertension : des répercussions sur le cerveau des enfants iofoto/epictura

  • Publié 30.09.2016 à 13h17
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L’épidémie d’obésité a des répercussions indirectes mais lourdes. En France, 3 à 4 % des enfants sont en surcharge pondérale sévère. Cet excès de poids favorise les maladies cardiovasculaires, mais aussi l’hypertension artérielle. Une étude menée aux Etats-Unis, où l’ampleur du phénomène est majeure, montre que les conséquences ne s’arrêtent pas là. Dès le plus jeune âge, une pression artérielle trop élevée est associée à des troubles cognitifs, conclut l’article publié dans le Journal of Pediatrics.

Outre-Atlantique, 20 % des adolescents sont obèses. Et plusieurs travaux l’ont montré : ces jeunes sont plus à risque de développer une hypertension artérielle. Cette maladie chronique touche 1 patient sur 10. Les publications sont nombreuses sur ses conséquences chez l’adulte. La majorité constate les moindres performances cognitives des personnes diagnostiquées. Le lien est particulièrement marqué lorsque les recherches portent sur les moins de 40 ans.

De moins bons tests cognitifs

Mais qu’en est-il chez les enfants, de plus en plus concernés par l’excès de poids ? Cette étude suggère que l’impact est le même qu’à l’âge adulte. 75 enfants hypertendus (10-18 ans) et autant d’enfants en bonne santé ont passé des tests cognitifs. Ils évaluent la mémoire visuelle et verbale, la vitesse d’analyse et les capacités verbales. Les résultats sont nettement moins bons chez les jeunes participants dont la pression artérielle était trop élevée. Ils restent tout de même dans les seuils normaux.

Un phénomène intéressant émerge : les enfants qui avaient du mal à dormir présentaient plus souvent une hypertension. Cela a probablement contribué à accroître les effets de la privation de sommeil sur la cognition et les fonctions exécutives.

« A l’avenir, nous voulons mieux comprendre si des changements physiques interviennent dans le cerveau des enfants hypertendus », affirme le Dr Marc Lande, qui a coordonné les travaux. Ce gain de connaissances permettrait d’expliquer les altérations cognitives observées chez ces patients. Reste à savoir si le phénomène est réversible à l’aide des traitements antihypertenseurs et si une action précoce permet d’éviter les troubles à l’âge adulte.

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