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Hépatite B : dépister les 140 000 malades qui s'ignorent

La moitié des personnes infectées par l'hépatite B ignorent qu’elles le sont. La HAS recommande le recours aux tests de dépistage rapides. 

Hépatite B : dépister les 140 000 malades qui s'ignorent NICOLAS MESSYASZ/SIPA

  • Publié 31.07.2016 à 09h43
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La France veut simplifier l’accès au dépistage. Après le VIH et l’hépatite C, l’hépatite B – également virale – devrait bénéficier d’un test rapide à orientation diagnostique (TROD). La Haute Autorité de Santé a donné son feu vert ce 25 juillet. L’utilisation de ces dispositifs est recommandée par l’agence sanitaire, qui y voit un bon moyen d’atteindre les populations à haut risque, mais isolées.

Une évolution nécessaire

En France, quelques 280 000 personnes sont infectées par le virus de l’hépatite B. Mais la moitié d’entre elles ignoreraient leur statut. Une ignorance lourde de conséquences en cas de rapport sexuel non protégé ou d'échange de seringues. Dans le cadre du plan national de lutte contre les hépatites virales, la ministre de la Santé Marisol Touraine a élargi l’accès aux antiviraux contre le virus de type C. Mais elle a également souligné, dans son discours, vouloir « agir au plus près des personnes exposées pour mieux prévenir et mieux dépister ».

Agir au plus près, c’est aussi faire évoluer les techniques de dépistage. C’est pourquoi la Direction générale de la santé (DGS) a saisi la HAS. Et l’Autorité l’affirme : les tests rapides ont vocation à améliorer la détection des personnes touchées par l’hépatite B, tout particulièrement celles isolées du système de soins.



Prendre en charge vite

Les personnes exposées à une contamination correspondent à des profils précis : elles peuvent être originaires de zones touchées par le virus, adopter des comportements sexuels à risque, utiliser des drogues, être incarcérés ou appartenir à l’entourage de personnes infectées.

Le TROD rend un résultat en quelques minutes. Mais surtout, il ne nécessite qu’une goutte de sang, ce qui ouvre son usage aux associations et autres professionnels non médicaux. Deux éléments qui devraient permettre d’atteindre plus facilement, et plus rapidement, une population éloignée du circuit traditionnel. Une prise en charge rapide permet justement de réduire les complications et de proposer une vaccination aux personnes exposées.

Des populations co-infectées

Mais la HAS le rappelle : le test biologique (Elisa) reste la référence en matière de dépistage. Il recherche en effet trois marqueurs d’infection, contre un seul dans le cas du TROD. En cas de résultat positif au test rapide, une confirmation sera donc nécessaire. Si le résultat est négatif mais que le risque est considéré sérieux, un test sanguin pourra être conseillé, afin d’établir une vaccination.

L’Autorité ne s’arrête pas là : elle suggère de combiner l’ensemble des TROD disponibles (VIH, hépatites B et C). De fait, les populations ciblées sont souvent co-infectées, c’est-à-dire qu’elles présentent plusieurs infections. « La réalisation d’un TROD hépatite B constitue une opportunité de contact avec le système de santé pour des populations éloignées du système de soins, occasion à saisir pour diffuser des messages généraux de prévention et de réduction des risques », rappelle-t-elle.

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