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Vie sexuelle

Ménopause : le syndrome métabolique freine la sexualité

Les femmes ménopausées atteintes du syndrome métabolique ont moins d’activité et de satisfaction sexuelles. Les maladies cardio-vasculaires jouent aussi un rôle dans le désir.

Ménopause : le syndrome métabolique freine la sexualité photographee.eu/epictura

  • Publié 13.07.2016 à 14h12
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Baisse de désir, moindre activité sexuelle, des symptômes souvent associés à la ménopause. Les femmes ménopausées avec un syndrome métabolique en souffriraient plus que les autres. Une étude publiée dans la revue The American Journal of Medicine a analysé le rôle de ce syndrome et des maladies cardiovasculaires sur la santé sexuelle des femmes âgées.

Le syndrome métabolique est un ensemble de dysfonctionnements métaboliques. Parmi eux, un tour de taille important, un taux élevé de triglycérides (lipides dans le corps), l’hypertension, ou encore une glycémie élevée dans le sang. On peut diagnostiquer le syndrome quand plusieurs de ces signes sont présents. Le risque est plus haut chez ces personnes de développer du diabète de type 2 ou de l’athérosclérose (perte d’élasticité des artères). La sédentarité et une mauvaise alimentation favorisent l’apparition de ces anomalies.

 

Risques cardiovasculaires

Les chercheurs de la société Elsevier Health Sciences ont montré que ces troubles agissent aussi sur la fonction sexuelle. Le syndrome est ainsi associé à une baisse de l’activité et de la satisfaction sexuelles, ainsi qu’un désir sexuel en berne. Jusqu’alors, les principales causes de baisse de santé sexuelle chez les femmes concernaient des facteurs psychosociaux comme la dépression ou le statut marital.

Les scientifiques ont interrogé 376 femmes ménopausées (73 ans en moyenne). Parmi les participantes sexuellement actives, ils ont comparé le niveau de désir, d’excitation, d’orgasme et de satisfaction dans leur vie sexuelle. Outre le syndrome métabolique, les auteurs de l’étude se sont aussi penchés sur les aspects cardiovasculaires. Résultats : les crises cardiaques, les pontages coronariens, et les angines de poitrine sont associés à une moindre activité sexuelle. Aucune conséquence toutefois sur le désir et la satisfaction.

 

Baisse des hormones

A contrario, les femmes avec une activité sexuelle réduite sont plus susceptibles d’avoir une maladie coronarienne. Dans cette pathologie, la circulation sanguine est restreinte par le rétrécissement des artères du cœur. Si l’une des artères se bouche, cela peut provoquer un infarctus du myocarde. En revanche, un diagnostic antérieur d’insuffisance cardiaque, de mauvaise circulation du sang ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) n’a aucun effet sur la fonction sexuelle des femmes.

Avec la baisse des hormones sexuelles, la période de la ménopause est propice aux dysfonctions sexuelles. A cela s’ajoute une réduction des œstrogènes, qui s’accompagne de risques cardiovasculaires. Le tout jouerait en défaveur de la santé sexuelle des femmes post-ménopausées.

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