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QUESTION D'ACTU

Emissions pétrolières et gazières

Bassin de Lacq : le risque de surmortalité est-il avéré ?

Deux études épidémiologiques vont être lancées afin d'évaluer l'état de santé des riverains de la zone industrielle pétrochimique et gazière de Lacq. 

Bassin de Lacq :  le risque de surmortalité est-il avéré ? Devin_Pavel/epictura

  • Publié 03.07.2016 à 12h55
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L’état de santé des habitants du bassin industriel de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) va être scruté à la loupe. L’Agence régionale de santé (ARS) Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes a annoncé ce vendredi le lancement de deux études épidémiologiques chargées d’évaluer les risques sanitaires liés aux émissions pétrolières et gazières.

Ces travaux s‘appuieront sur les données de santé de 20 000 personnes, dont 8 000 travaillent sur la zone industrielle. Les professionnels de santé, les élus et les associations de la région seront également interrogés. Ces études « contribueront à éclairer et orienter les actions à envisager au niveau local », indique l'ARS dans un communiqué.

Une commission de suivi du site de Lacq sera également mise en place prochainement à la demande du Préfet. « A ce titre, les protocoles méthodologiques, le suivi et les résultats de ces études y seront présentés. La réunion d'installation de cette commission est prévue au début de l'automne », explique l’ARS, ajoutant que les résultats de ces études seront dévoilés d’ici fin 2017.


Une surmortalité de 14 %

Pour les habitants et l’association écologiste Sepanso, cette annonce a le goût de victoire puisqu’elle répond à la demande des riverains et de la Cour des Comptes. Les Sages de la rue Cambon avaient en effet demandé en janvier dernier aux ministres de la Santé, de l’Ecologie et de l’Industrie la poursuite de travaux scientifiques engagés en 2002. Réalisés à partir de données collectées entre 1968 et 1998, ils ont conclu à « une surmortalité de 14 % dans la zone proche des installations industrielles chez les moins de 65 ans », en particulier par cancer.
A l’époque, l'Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement (ISPED) avait expliqué ne pas pouvoir identifier de lien de cause à effet, et recommandait que des travaux complémentaires soient menés. Jusqu’à aujourd’hui, rien n’avait été fait.

Un immobilisme également dénoncé par la Caisse primaire d’Assurance maladie de Pau. Dans une lettre envoyée à l’ARS, les membres de la CPAM ont réclamé « la réalisation d'une étude épidémiologique complémentaire à celle réalisée par l'Institut de santé publique », ajoutant qu’ils préféraient que celle-ci soit menée par des « experts reconnus et indépendants ».

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