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Avec l'Organisation Mondiale de la Santé

Pandémies : la Banque mondiale débloque un fonds d’urgence

La Banque mondiale tire les leçons de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest. Elle annonce la création d'un fonds de financement d'urgence, destiné à lutter contre les pandémies.

Pandémies : la Banque mondiale débloque un fonds d’urgence Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim (World Bank Photo Collection /Flickr)

  • Publié 23.05.2016 à 15h17
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Le monde apprend de ses erreurs. A quelques jours de l’ouverture du sommet du G7, qui se tiendra au Japon les 26 et 27 mai, le Groupe de la Banque mondiale a annoncé la création d’un fonds dédié à la lutte contre les pandémies. Le mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie, ou PEF, a été créé en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les leçons d’Ebola

L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest a infecté 28 600 personnes, dont 11 300 sont décédées. La crise sanitaire s’est avérée tout aussi catastrophique pour l’économique des trois pays touchés – Guinée, Libéria et Sierra Leone. La Banque mondiale estime les pertes à 2,8 milliards de dollars. Si le mécanisme de financement d’urgence avait existé lors de la flambée principale, les sommes nécessaires pour organiser la lutte auraient été disponibles dès juillet 2014. Autorités locales et internationales ont pâti d’un retard de trois mois qui a décuplé le nombre de cas.

La Banque mondiale a décidé de tirer les leçons de cette catastrophe sanitaire. « La crise Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone nous a enseigné que nous devons être beaucoup plus vigilants en ce qui concerne les débuts d’épidémie et intervenir immédiatement pour sauver des vies mais aussi pour protéger la croissance économique », estime Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale.

Ce fonds d’urgence constitue en quelque sorte une assurance mondiale. Le Japon, qui présidera le sommet du G7, est symboliquement le premier à apporter sa contribution, à hauteur de 50 millions de dollars. Il devrait au total s’élever à 500 millions de dollars.

Atténuer les dégâts économiques

En rassemblant ces sommes, la Banque mondiale se fixe l’objectif de financer rapidement la lutte contre les flambées virales qui risquent de déclencher une pandémie. Elle cible ainsi des maladies comme la grippe, les coronavirus, les filovirus (Ebola, Marburg) mais aussi des zoonoses (fièvre hémorragique de Crimée-Congo, fièvre de la vallée du Rift, fièvre de Lassa).

Cette assiette large n’est pas laissée au hasard. « On a vu ces dernières années une recrudescence de la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes », souligne Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. Elle voit en ce fonds d’urgence une « ligne de défense capitale contre des agents pathogènes à très haut risque ».

Les pays touchés par l’épidémie et les organismes internationaux sur place pourront bénéficier du PEF. La Banque mondiale espère qu’une réponse plus rapide aux épidémies réduira leurs dommages sur l’économie. Car le coût annuel des pandémies est loin d’être négligeable : il est estimé à 570 milliards de dollars lorsqu’elles sont modérées ou sévère. Une pandémie de l’ampleur de la grippe espagnole représente 4 000 milliards de dollars de pertes.

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