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JAMA Oncology

Cancer du sein : les médecines douces influencent le choix des femmes

Les femmes atteintes d'un cancer du sein adeptes des thérapies alternatives seraient plus enclines à refuser la chimiothérapie comme traitement adjuvant. 

Cancer du sein : les médecines douces influencent le choix des femmes monkeybusiness/epictura

  • Publié 12.05.2016 à 17h40
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Les femmes atteintes d’un cancer du sein et adeptes des médecines alternatives sont plus réfractaires à démarrer une chimiothérapie que les autres patientes, selon une étude publiée ce jeudi dans la revue JAMA Oncology.

Pour traiter un cancer du sein, les cancérologues peuvent proposer différents traitements, utilisés seuls ou en combinaison, à leurs patientes. Ainsi, il arrive qu’après une chirurgie, un traitement par chimiothérapie soit proposé afin d’éliminer au maximum les cellules tumorales. Dans ce cas, la chimiothérapie est appelée traitement adjuvant.

La décision d’entamer cette thérapie adjuvante se fonde sur de nombreux critères médicaux mais également la volonté et les préférences des malades. Dès lors de nombreux paramètres peuvent influencer leurs choix. Les médecines alternatives sont de plus en plus utilisées par les femmes atteintes d’un cancer du sein. Des chercheurs de l’université de Columbia (Etats-Unis) ont donc voulu savoir si ces thérapies « complémentaires » pouvaient influencer leurs décisions.


Plantes médicinales, yoga...

L’équipe dirigée par le Dr Heather Greenlee a étudié 685 femmes âgées de moins de 70 ans et atteintes d’un cancer du sein à un stade précoce. Les chercheurs leur ont demandé si elles consommaient des vitamines, des plantes médicinales ou des compléments alimentaires, ainsi que leur pratique d’activités censées rapprochées le corps et l’esprit comme le yoga.

Une grande majorité des participantes (87 %) ont rapporté utiliser les médecines « douces » pour rendre la maladie plus supportable. Les compléments alimentaires et le yoga étaient les options les plus plébiscitées.

Par ailleurs, les médecins ont estimé que la chimiothérapie serait utile à 306 femmes. Un an après le début de l’étude, près de la quasi-totalité des patientes ont suivi ce traitement adjuvant. Parmi les patientes ayant refusé la chimiothérapie, on retrouve celles qui s’adonnaient le plus aux approches alternatives.


Perte de chances

Dans un éditorial accompagnant l’étude, le Dr Robert Zachariae de l’hôpital universitaire Aarhus (Danemark) rappelle qu’en 2009 il avait montré que les patientes utilisant ces thérapies complémentaires étaient persuadées qu’elles avaient des effets bénéfiques pour lutter contre leur cancer, particulièrement celles consommant des plantes médicinales. Cette conviction conduirait des femmes à refuser un traitement qui pourrait leur sauver la vie, regrette le médecin.

Il faut en outre rappeler que certains remèdes ancestraux ou compléments alimentaires, comme la vitamine E, le curcuma ou le cumin noir, peuvent altérer l’efficacité des chimiothérapies. Au contraire, certains peuvent accroître leurs effets et mener à une intoxication. Ces traitements sont donc à manier avec prudence et à consommer après en avoir parlé avec un cancérologue.

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