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QUESTION D'ACTU

Etude norvégienne

Sommeil : la pression au travail entraîne des troubles

Des chercheurs ont identifié chez des travailleurs norvégiens plusieurs facteurs de risque psycho-sociaux pouvant induire des troubles conséquents du sommeil.

Sommeil : la pression au travail entraîne des troubles Pix5/baranq

  • Publié 19.04.2016 à 13h11
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Métro, boulot… et dodo agité. Une étude du Norwegian Research Council, publiée dans la revue médicale Sleep, a identifié les facteurs psychosociaux liés au milieu professionnel, pouvant conduire à des troubles du sommeil. Une exigence démesurée, un contrôle permanent du supérieur, ou une mauvaise relation avec ce dernier prédiraient des difficultés à s’endormir ou des troubles du sommeil relativement handicapants (réveils nocturnes, cauchemars). Et cela quelque soit l’âge, le genre, et le statut professionnel du travailleur

Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont réunis des employés norvégiens de 63 entreprises différentes, dont les compétences étaient variées. Les 4827 participants ont dû répondre à un questionnaire, qui portait sur leur état d’esprit et la qualité de leur sommeil lorsqu’ils travaillaient. Les scientifiques norvégiens les ont ensuite suivis pendant deux ans.

Conflits, pression et exigence en cause

Les résultats indiquent que les « conditions physiques du travail » (station débout, assise, sédentarité), et les heures supplémentaires ne constituent pas une perturbation significative du sommeil.
A contrario, les chercheurs ont identifié plusieurs facteurs sociaux-professionnels responsables de trouble du sommeil. Parmi eux, l’exigence quantitative, souvent en décalage avec le temps disponible pour accomplir les tâches demandées par leur supérieur hiérarchique. Le manque d’autonomie et le sentiment de contrôle permanent provoquent eux une pression, entraînant un état de stress relatif et perturbateur. L’affrontement potentiel entre les attentes du supérieur et le rôle véritable de l’employé provoque également des conflits qui peuvent se répercuter sur la qualité du sommeil.

Eviter le « burn-out »

D’après les auteurs de l'étude, les personnes souffrant d'un sommeil perturbé présentent des troubles anxio-dépressifs et un épuisement pouvant conduire à un burn-out. La prise en charge anticipée des troubles du sommeil devraient se concentrer sur les facteurs psychosociaux du milieu professionnel. « Outre la sensibilisation d'une prise de conscience générale quant à l'importance de ces facteurs sur la santé et le bien-être, les résultats devraient être directement applicables dans les efforts pratiqués pour cibler les problèmes de sommeil chez les employés, a déclaré le Pr Jolien Vleeshouwers, principal auteur de l’étude. Étant donné que ces facteurs de travail sont relativement spécifiques et modifiables, les programmes d'intervention peuvent être mis au point pour cibler l'appréciation des employés de ces facteurs de travail en vue d'améliorer le sommeil, ce qui pourrait à son tour avoir un effet sur la santé, la maladie ou encore l’absence et la productivité. »

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