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Glycémie, choléstérol, tension artérielle...

Obésité : 34 millions d'Américains en surpoids sont en bonne santé

Pour prédire la survenue de maladies, l'IMC n'est pas toujours pertinent. Les personnes en surpoids ne seraient pas toutes en mauvaise santé.

Obésité : 34 millions d'Américains en surpoids sont en bonne santé JAUBERT/SIPA

  • Publié 08.02.2016 à 13h35
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L’obésité n’est pas une fatalité. Une nouvelle étude, publiée dans le International Journal of Medecine montre que l’indice de masse corporelle (IMC), qui permet d’évaluer si une personne est en surpoids, n’est pas toujours associé à des problèmes de santé.

A l’heure actuelle, de nombreuses entreprises aux Etats-Unis s’appuient en partie sur l’IMC pour déterminer les coûts de santé de leurs salariés, et les personnes en surpoids pourraient payer plus cher leurs assurances maladies. La nouvelle publication, réalisée par des chercheurs de l’université UCLA, va à l’encontre de ces idées reçues.

 

34 millions de personnes saines

Les scientifiques ont en effet analysé le lien entre IMC et plusieurs marqueurs de santé, dont la pression artérielle ou encore les niveaux de glycémie ou de cholestérol, à partir de données récentes d’une enquête nationale, la National Health and Nutrition Examination Survey.

Ainsi, près de la moitié des américains considérés en surpoids (IMC supérieur à 25), environ 34 millions de personnes, ne présentent aucune irrégularités au niveau de ces marqueurs et sont en bonne santé. De même, la santé de 19,8 millions d’Américains obèses est considérée comme bonne par les chercheurs.

D’après les chercheurs, il est donc injuste de pénaliser les personnes ayant un IMC élevé. « Des personnes saines peuvent être sanctionnées sur la base de mesures de santé défaillantes, comme l’IMC, tandis que des personnes de corpulence normale mais en mauvaise santé pourraient disparaître des radars et ne payeront pas plus pour leurs assurances », commente Janet Tomiyama, professeur de psychologie et auteur principal de l’étude.

Selon elle, politiciens et assureurs devraient se concentrer sur les marqueurs eux même pour prédire les maladies, et non sur l’IMC et la corpulence d’un individu.

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