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Bruit des transports : 7 mois de vie en bonne santé perdus pour les Parisiens

Sept mois, c’est la durée de vie en bonne santé perdue par une personne résidant dans l’agglomération parisienne. Le bruit routier, ferroviaire et aérien en est responsable.

Bruit des transports : 7 mois de vie en bonne santé perdus pour les Parisiens JPDN/SIPA

  • Publié 14.09.2015 à 12h24
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Entre le vroum des moteurs et les klaxons, le bruit routier dans l'agglomération parisienne (Ile-de-France) est un vrai problème. Si l'on rajoute à cela les avions et le trafic ferrovaire, les Franciliens ont parfois l'impression de ne retrouver le calme que lors de leurs escapades en province.
Et cette vie dans le fracas pèse malheureusement sur le bien-être des habitants. Des dangers pour la santé ont déjà été évoqués dans de nombreuses études (risque d'AVC, prise de poids, etc). Ceux-ci ont même été chiffrés dans une étude (1) publiée il y a quelques jours.

En effet, afin de quantifier les impacts sanitaires du bruit des transports au sein de l'agglomération parisienne, l'Observatoire régional de santé Île-de-France et Bruitparif se sont appuyés sur la méthode de quantification des DALY (disability-adjusted life years) proposée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Celle-ci permet d’évaluer la charge de morbidité au moyen de l’indicateur quantitatif des « années de vie en bonne santé perdues ».

Le sommeil, première victime

Au total, ce sont 75 000 années de vie en bonne santé qui seraient perdues chaque année dans l’agglomération parisienne. Le principal effet sanitaire de l’exposition au bruit environnemental correspond aux troubles du sommeil, qui représente à lui seul plus de 44 000 DALY, soit 59 % des années perdues. La gêne est le deuxième effet sanitaire avec près de 30 000 années de bonne santé perdues.

Le bruit routier constitue la principale source de morbidité. En effet, en totalisant 63 000 DALY, le bruit routier concentre à lui seul 84 % des estimations de pertes d’années de vie en bonne santé dans l’agglomération parisienne.
Côté transport aérien, les auteurs des travaux sont plus prudents et appellent à prendre avec précaution les évaluations faites sur l'impact des avions (qui ne représente que 7 % des DALY). « L'utilisation de l’indicateur ne suffisant pas à retranscrire à lui seul l’exposition de la population à des sources de bruit présentant un caractère évènementiel tel que le trafic aérien ».

 

Un peu plus de sept mois par habitant 

Par ailleurs, l'étude a permis d'estimer le désagrément causé à un individu moyen du fait de son niveau d'exposition chronique au bruit des transports au cours de sa vie. Les évaluations réalisées donnent une valeur statistique de 7,3 mois en moyenne par individu, cette valeur pouvant atteindre de l'ordre de deux ans pour les personnes les plus fortement exposées au bruit des transports.

Pour rappel, une commission d’enquête sénatoriale a chiffré, en juillet 2015, à au moins 100 milliards d’euros le coût économique annuel de la pollution de l’air en France. 
Même constat en Europe, où 125 millions de citoyens européens souffrent de la pollution sonore liée aux transports. Cette nuisance est responsable de 43 000 hospitalisations chaque année, selon l’Agence européenne pour l'environnement (EEA).


(1) Les estimations des années de vie en bonne santé perdues du fait du bruit reposent sur l’utilisation de données d’exposition consolidées par Bruitparif à partir des premières cartographies du bruit produites par les quelque 209 collectivités autorités compétentes de l'agglomération parisienne.

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Cartographie du bruit routier en Île-de-France la journée (Source : Bruitparif)

Cartographie du bruit routier en Île-de-France la nuit (Source : Bruitparif)

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