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QUESTION D'ACTU

Risque de retard mental

Iode : les experts rappellent les besoins accrus durant la grossesse

Les femmes enceintes ne consomment pas assez d'iode, selon une étude suédoise. Cette carence peut entraîner un retard mental chez l'enfant. 

Iode : les experts rappellent les besoins accrus durant la grossesse Laskowitz Ray/SUPERSTOCK/SIPA

  • Publié 30.08.2015 à 13h43
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En Suède, les femmes enceintes ne consomment pas suffisamment d’aliments riches en iode, selon une étude publiée ce mercredi dans Acta Obstetricia et Gynecologica Scandinavica, le journal de la Fédération des sociétés d’obstétrique et gynécologie de Scandinavie.

Au cours de la grossesse et de l’allaitement, les besoins en iode de la femme enceinte augmentent de 50 µg/j (pour des besoins journaliers se situant entre 150 et 200 µg/jour) en raison du transfert de cet oligo-élément vers le bébé mais également d’une stimulation de la thyroïde.
Ces échanges entre la mère et l’enfant accroissent ainsi le risque de déficit chez la mère. Or, l’iode est indispensable à la fabrication des hormones thyroïdiennes, elles-mêmes responsables du bon développement cérébral du bébé.

L'Europe carencée

« De récents travaux ont montré que le statut en iode durant la grossesse est satisfaisant uniquement dans un tiers des pays européens (ce n’est pas le cas de la France, ndlr), relève le Dr Michaela Granfors de l’hôpital universitaire d’Uppsala en Suède. Notre étude examine l’apport en iode dans l’alimentation chez les femmes enceintes. »

Leurs travaux ont porté sur 459 femmes non fumeuses et qui ne souffraient pas de maladies thyroïdiennes ou de diabète. Pour évaluer l’apport quotidien en iode, les chercheurs ont collecté des échantillons d’urine au 3e trimestre de grossesse.

L’analyse de ces échantillons a montré qu’en moyenne, l’alimentation des femmes suédoises leur apporte 98 µg d’iode, loin des recommandations actuelles situant les besoins entre 150 et 200 µg/jour.
Pour le Dr Michaela Granfors, ces résultats mettent en évidence le besoin d’interventions ciblées afin d’optimiser l’apport d’iode durant la grossesse.

Une supplémentation pour les femmes à risques

Les autorités sanitaires françaises recommandent aux futures mères de consommer des aliments naturellement riches en iode comme le sel iodé, le lait et des produits laitiers, des crustacés et poissons marins ou encore des œufs. « Il n’y a pas d’argument pour proposer systématiquement une supplémentation en iode en dehors de populations carencées pour lesquelles cette supplémentation est efficace », souligne la Haute Autorité de Santé (HAS).

Les femmes enceintes présentant un risque de déficience en iode sont celles habitant dans une zone de carence, les fumeuses, celles ayant eu des grossesses rapprochées, les femmes suivant un régime alimentaire restrictif ou particulier, comme le végétalisme, ou victimes de nausées et vomissements. « Dans ces situations et au cas par cas, vous pouvez prescrire une dose de 100 µg/j, à poursuivre pendant toute la durée de la grossesse », indique l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES).

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