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QUESTION D'ACTU

Taux d'inflammation moins élevé

Pour rester en bonne santé, gardez votre calme

Garder son calme même lorsqu'on doit faire face à des situations stressantes pourrait contribuer à rester en bonne santé. C'est ce qui ressort d'une étude menée aux Etats-Unis.

Pour rester en bonne santé, gardez votre calme Martin Lee/REX/REX/SIPA

  • Publié 15.06.2015 à 13h18
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« Keep calm and carry on » (en français : restez calme et continuez), cette célèbre affiche produite par le gouvernement britannique en 1939 n'a jamais aussi bien porté son nom. En effet, selon une étude parue dans le journal américain Health Psychology, garder son calme même lorsqu'on doit faire face à des situations stressantes pourrait contribuer à rester en bonne santé sur le long terme.

Dans leurs travaux, les chercheurs de l'Université d'État de Pennsylvanie (State College) sont partis du postulat suivant : les personnes qui réagissent négativement aux petits désagréments du quotidien affichent un taux d'inflammation élevé. De telles réactions sont naturelles pour protéger l'organisme enactivant le système immunitaire, mais l'inflammation chronique, sur le long terme, peut avoir des conséquences néfastes sur la santé. Par le passé, elle a déjà été associée à l'obésité, aux maladies cardiovasculaires et au cancer.

 

L'importance de la réponse du sujet 

Ces scientifiques soulignent même que les preuves s'accumulent sur les implications sanitaires de ce qu'ils appellent « la réactivité affective » aux facteurs de stress quotidiens. Nancy Sin, la principale auteure de l'étude, précise à ce sujet que « ce n'est pas la fréquence de ces facteurs qui importe, mais bien la réponse du sujet. C'est la manière dont la personne réagit au stress qui est importante », martèle-t-elle.

Pour arriver à cette conclusion, la chercheuse et son équipe ont travaillé avec 872 adultes américains qui avaient pris part à la National Study of Daily Experiences. Les participants ont dû rapporter leurs facteurs de stress quotidiens et leurs réactions émotionnelles pendant huit jours d'affilée. En parallèle, les auteurs de l'étude soulignent qu'ils ont effectué des prélèvements sanguins pour noter les signes d'inflammation.

Et les situations de stress rapportées ont été très diverses. Elles pouvaient concerner des querelles ou le fait d'éviter des conflits à l'école, chez soi ou au travail, mais aussi des faits de discrimination ou d'autres types de situations qui ont tendance à stresser n'importe qui, comme le retard d'un train par exemple.

 

Les biomarqueurs de l'inflammation

Le temps de l'expérience, les chercheurs se sont entretenus par téléphone avec les participants chaque jour. Ces derniers devaient évaluer leurs émotions, dire si elles avaient été positives ou négatives, et si elles leur avaient procuré du stress ou non. 
« Nous avons calculé des scores de réactivité pour voir comment les participants réagissaient généralement aux facteurs de stress. Nous avons ensuite utilisé ces scores pour prédire deux marqueurs d'inflammation », raconte le Pr Sin.

Et les résultats ont été sans appel. Pour cette chercheuse, il ressort que la gent féminine est plus susceptible de réagir négativement aux facteurs de stress quotidiens que les hommes. D'après elle, « ces résultats soulignent la nécessité d'adopter une attitude positive dans les situations de stress inévitables. »

« Les émotions positives et leur manière d'aider les personnes en cas de stress sont beaucoup trop négligées. Mon étude est la première à établir un lien entre les biomarqueurs de l'inflammation et les réponses positives aux simples facteurs de stress quotidien », a-t-elle conclu.

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