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Myelomes

Les vertus anti-cancéreuses du virus de la myxomatose

Des scientifiques américains voudraient utiliser le virus responsable de la myxomatose pour réduire les risques de rechute après une greffe de moelle osseuse. 

Les vertus anti-cancéreuses du virus de la myxomatose CHANTELAT/SIPA

  • Publié 07.06.2015 à 15h28
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C’est un espoir pour les malades atteints de certains cancers. Aussi curieux que cela puisse paraître, des scientifiques de l’université de Floride ont découvert que le virus de la mixomatose pourrait détruire certaines cellules responsables de leucémies et de myélomes multiples. Selon leurs résultats, publiés dans la revue Blood, le virus pourrait également diminuer les rejets lors des greffes de moelle osseuse souvent nécessaires dans le traitement de ces maladies.


Réduire les risques après une greffe

Les greffes de moelle osseuse sont pratiquées chez les patients atteints de leucémies ou de myélomes afin de régénérer la moelle détruite par la chimiothérapie. Cependant cette opération favorise la production de globules blancs, capables d’attaquer le corps du receveur et de provoquer des effets secondaires plus ou moins sévères.
Les complications peuvent aller de sensations d'essoufflement, douleurs abdominales, éruptions cutanées, à des rejets et parfois des décès.
Le virus de la mixomatose peut bloquer cette réaction du greffon contre l’hôte. Les scientifiques de l'université de Floride, ont réussi à fixer ce virus sur certaines cellules immunitaires, les lymphocytes T. Ces globules blancs sont ensuite introduits dans le corps du receveur lors de la greffe. Les globules blancs infectées par le virus du lapin seraient alors capables de lutter contre les cellules cancéreuses et de protéger l'organisme.


Etendre les recherches à l'être humain

« La double action du myxoma est particulièrement encourageante », explique le Pr Grant McFadden du département de génétique moléculaire de l’université de Floride. Après avoir testé avec succès ce processus sur des cellules humaines, les travaux devraient se poursuivre sur des souris afin d’obtenir des résultats plus poussés.

Si ces tests sont également positifs, le professeur McFadden se dit optimiste pour des tests cliniques dans l’année à venir. Avant cela, lui et son équipe souhaitent développer un virus de qualité clinique et réaliser différents tests de sécurité. Pour cela, ils auraient cependant besoin d’un peu plus d’1 million de dollars…

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