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QUESTION D'ACTU

Objectif de l'Agence de biomédecine

Dons du vivant : 20 % des greffes de rein en 2016

En moins de cinq ans, le don d'organes à partir d'un donneur vivant a presque doublé. Une avancée majeure dont se félicite l'Agence de la biomédecine qui veut aller plus loin. 

Dons du vivant : 20 % des greffes de rein en 2016 DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 01.06.2015 à 12h37
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La semaine dernière, l’Agence de la biomédecine a fêté ses 10 ans. Cet anniversaire est le moment de dresser un premier bilan, marqué par de nombreux progrès. « Et la première chose dont on est le plus fier, c’est le développement du prélèvement et de la greffe d’organes en France », se réjouit Anne Courrèges, directrice générale de l’Agence de la biomédecine que Pourquoidocteur a rencontré.

En une décennie, le nombre de greffes a en effet beaucoup progressé, passant de 4 238 greffes à 5 357 en 2014. Mais la plus grande évolution concerne la greffe à partir de donneurs vivants. « Cette année, on a passé la barre des 500 greffes rénales, alors qu’en 2004, 160 greffes ont été réalisées. C’est dire le chemin parcouru », insiste Anne Courrèges. Mais l’Agence ne veut pas s’arrêter là. « Pour 2016, notre objectif est que les greffes rénales à partir de donneurs vivants représentent 20 % des greffes rénales totales. C’est un objectif qui est aujourd’hui atteignable », affirme la directrice génréale.

 

Ecoutez...
Anne Courrèges, directrice générale de l'Agence de la biomédecine : « En moins de cinq ans, on a quasiment doublé le nombre de greffes de rein réalisées à partir de donneurs vivants. »

Don vivant, une priorité 

L’Agence a fait de ce type de don l’une de ses priorités, car la greffe de rein à partir d'un donneur vivant est le meilleur traitement pour un patient et n’affecte pas la qualité de vie du donneur. Mais « historiquement, la France est plutôt en retard par rapport à d’autres Etats européens », concède Anne Courrèges.
La directrice générale pointe deux raisons principales à cela. « Ce retard est dû à la fois à des raisons culturelles, et à la culture médicale elle-même. Le principe de la médecine est de ne pas nuire. Or, pour le don du vivant, le médecin intervient sur une personne en bonne santé, et puis il y avait eu quelques incidents qui ont pu angoisser certaines équipes. »

Pour promouvoir et encourager le don du vivant, l’Agence a multiplié les campagnes de sensibilisation auprès du grand public, mais également des professionnels. « On a fait un vrai travail tous collectivement avec le soutien des pouvoirs publics pour faire évoluer les choses et en agissant sur un certain nombre de leviers de communication, de formation, des leviers aussi financiers, il faut bien le dire, et les résultats sont là aujourd’hui », se félicite Anne Courrèges.  

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