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Dans les Alpes françaises

Crash de l'A320 : des pompiers victimes du kérosène inhalé

Pendant des jours, des pompiers ont travaillé sur le site de la catastrophe aérienne dans les Alpes françaises. Deux mois après, certains pointent des failles dans la sécurité.

Crash de l'A320 : des pompiers victimes du kérosène inhalé Jeremy Bycz/SIPA

  • Publié 23.05.2015 à 05h46
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Elles sont les victimes collatérales de la catastrophe aérienne de l'airbus A320 de la Germanwings qui a tué le 24 mars dernier 144 passagers et 6 membres d'équipage. Comme le révèle La Provence ce vendredi, des secouristes, dépêchés dans les Alpes françaises pendant plusieurs semaines pour retrouver les corps des victimes et évacuer les débris, se plaignent d'avoir été exposés à une quantité importante de kérosène, un mélange d’hydrocarbures.

Et cette exposition n’aurait pas été sans conséquences sur la santé de la plupart des pompiers qui ne portaient pas de masque et restaient 10 heures par jour sur le site. Dans le quotidien régional marseillais, Charles, un secouriste, confie: « Dès les premiers jours, les pompiers se sont plaints de maux de tête et de vomissements. Et ont demandé la venue d'un véhicule "risque chimique". Ils n'ont pas voulu. On nous a répondu que la protection des pompiers n'était pas la priorité, qu'il fallait aller vite. ».
Et ajoute : « Le lundi qui a suivi la catastrophe, soit six jours après, les marins-pompiers sont venus faire une chromatographie. Ils ont prélevé l'air et ont relevé la présence de carburant à hauteur de 300 parties par millions (PPM), une dose 60 fois supérieure à la normale fixée à 5 PPM (...) « Les premiers hommes arrivés sur place puaient le kérosène. Et lorsque là-haut, ils ont appris les résultats de la chromatographie... Ce sont des pros, ils ont fermé leur gueule », conclut-il.

Une loi de l’omerta qui se termine visiblement ce vendredi. Et à la fin de son article, le journaliste de La Provence indique qu’il a cherché à obtenir la version des personnes mises en cause, en contactant directement l'organisation des secours. « Le premier jour, aucun intervenant sur site ne s'est plaint, a-t-elle affirmé. Les jours qui ont suivi la catastrophe aérienne, seules deux personnes se sont plaintes de maux de tête et de nausées. »
D’après cette, direction, les conditions de sécurité auraient donc été respectées, avec notamment un lavage chaque soir des tenus ou le port de vêtements spéciaux, qui ont été instaurés, mais après les résultats des premières analyses.
Reste à savoir les conséquences futures sur la santé des secouristes les plus affectés.
Si elle est régulière, l'inhalation prolongée de kérosène peut provoquer des troubles cognitifs, comme des difficultés de concentration et des perturbations du sommeil.

 

 

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