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QUESTION D'ACTU

Obésité, renoncement aux soins

Zones urbaines sensibles : la santé précaire des habitants

D’après l’Observatoire des zones urbaines sensibles, les habitants de ces quartiers se déclarent en moins bonne santé. Ils renoncent à certains soins pour des raisons financières.

Zones urbaines sensibles : la santé précaire des habitants A. GELEBART/20 MINUTES/SIPA

  • Publié 07.05.2015 à 16h21
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En France, les 751 zones urbaines sensibles (Zus) et leurs 4,7 millions d’habitants sont caractérisés par la présence de grands ensembles ou de quartiers d’habitats souvent dégradés. Leurs habitants qui souffrent davantage de l’exclusion et du chômage, représentent 7,5 % de la population française.
D’après le dernier rapport de l’Observatoire nationale des Zus publié ce jeudi, ces derniers déclarent moins souvent être en « très bonne » ou « bonne » santé que l’ensemble de ceux résidant en dehors de ces quartiers (59,4 % en Zus contre 65,6 % hors Zus).

Les restrictions globales d’activité liées à un problème de santé sont aussi plus fréquentes chez les résidents des Zus hommes ou femmes. En chiffres, 20 % des habitants des Zus se déclarent limités dans leurs activités quotidiennes à cause d’un problème de santé, et 11 % fortement limités. Par exemple, « la population des Zus se caractérise par un surpoids plus fréquent », note l’Observatoire.

 

Un fort renoncement aux soins dentaires

Par ailleurs, le renoncement aux soins, dentaires, en particulier,  est « particulièrement élevé » : 27,6 % des résidents de Zus y renoncent pour raisons financières, contre 18 % pour les résidents des autres quartiers. Même constat pour les consultations, visites ou soins de médecine; l’écart étant le plus fort pour les généralistes (+ 2,2 points entre les quartiers Zus et hors Zus).
A ce titre, le rapport précise que « le moindre accès aux soins des habitants des Zus peut aussi s’expliquer par le déficit de l’offre de santé de ces quartiers. »  22,1 % des résidents renoncent à se soigner en raison des délais d’attente.
Enfin, les habitants des Zus sont moins souvent couverts par une complémentaire santé.Celles-ci couvrent 88,2 % de la population résidant en dehors des Zus contre 70,1 % seulement de la celle des Zus », concluent les auteurs du rapport.

 

 

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