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QUESTION D'ACTU

Lutte contre le gaspillage alimentaire

Un capteur pour détecter la viande avariée

Des chercheurs américains ont mis au point un capteur portable et peu coûteux, capable de détecter les gaz émis par la viande avariée. Objectif : réduire le gaspillage alimentaire.

Un capteur pour détecter la viande avariée Ray Tang/REX/REX/SIPA

  • Publié 27.04.2015 à 19h22
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Chaque année, en France, d’après l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie (ADEME), le gaspillage alimentaire représente près de 20 kg par habitant dont 7 kilos d'aliments non consommés et encore emballés, comme les yaourts, les plats préparés mais aussi les viandes.
Pour remédier à ce constat, des chercheurs du MIT (Massachussetts Institute of Technologie), ont mis au point un détecteur à base de nanotubes de carbones, intégré à l’emballage, capable de détecter les gaz émis par la viande avariée.

Ce capteur permettrait donc aux consommateurs de déterminer si la viande dans le réfrigérateur est encore consommable ou non, indépendamment de la date indiquée. Timothy Swager, professeur de chimie au MIT qui a dirigé l’étude publiée le 13 avril dernier dans la revue Angewandte Chemie, explique que les « gens mettent régulièrement à la poubelle des aliments qui ne sont pas forcément mauvais ».

 

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Détecter les données avec un smartphone

Quand la viande pourrit, elle émet certains gaz que l’on appelle des amines (qui possèdent un atome d’azote), comme la putrescine ou la cadavérine reconnaissable à son odeur nauséabonde lors de la décomposition.
Pour détecter ces gaz, l’équipe du MIT a donc utilisé des nanotubes de carbones, dix mille fois plus fins qu’un cheveu, auxquels les chercheurs ont intégré des métalloporphyrines, des molécules organiques possédant un atome métallique central, et qui présentent des affinités avec ces amines. Lorsque les gaz sont détectés par le capteur, le courant électrique baisse. Pour décoder ces informations, il ne reste plus qu’à « lire les données du capteur avec son smartphone », explique Timothy Swager. Les chercheurs ont donc testé le capteur sur quatre type de sources de protéines : porc, poulet, morue et saumon.

En plus d'être plus précis que la date de péremption, ces capteurs ont un autre avantage : un faible coût de production et de consommation énergétique. Avec cette nouvelle technologie, le gaspillage alimentaire connaîtra peut-être ses dernières heures.

 

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