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QUESTION D'ACTU

Enquête de l'Observatoire des Jeux

Jeux d'argent : 1 ado sur 3 concerné

Les Français sont de plus en plus nombreux à jouer au jeux d'argent. Même si la grande majorité joue occasionnellement, les pratiques à risques progressent et n'épargneraient pas les mineurs.

Jeux d'argent : 1 ado sur 3 concerné SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

  • Publié 17.04.2015 à 23h12
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En quatre ans, le nombre d’adeptes aux jeux d’argent et de hasard a considérablement augmenté, d’après l’enquête de l’Observatoire des Jeux (ODJ) publiée ce jeudi. En 2014, plus de la moitié des Français (56,2 %) déclare avoir joué au moins une fois à un jeu d’argent contre 46,4 % en 2010.

Jeux de grattage, loto, paris sportifs… Ces jeux font des adeptes « dans tous les milieux sociaux et hommes et femmes sont concernés », selon l’étude de l’ODJ. Toutefois, le phénomène du jeu se rencontre plus fréquemment chez les hommes « âgés de 25 à 54 ans, professionnellement actifs [..]. Les joueurs ont un niveau d'éducation un peu moins élevée que celui des non joueurs », indique les auteurs.

Pratiques à risque en hausse

Suite au lancement d’une offre légale de jeux d’argents en ligne en 2010, les Français sont plus nombreux à jouer, ils jouent plus souvent et mettent en jeu plus d’argent. Dans l’ensemble, « une large majorité des personnes pratiquant des jeux d’argent et de hasard le font de manière occasionnelle », indique les auteurs. Mais les pratiques à risques progressent.

L’intensification du jeu observée ces dernières années pourrait expliquer cette augmentation. En effet, « plus les joueurs jouent fréquemment ou plus ils dépensent pour cette activité, plus la probabilité que leur pratique de jeu soit problématique est importante », expliquent l’enquête.

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Améliorer la prévention

D’après l’ODJ, un million de Français sont des joueurs à risques modérés et 200 000 sont des joueurs excessifs. Ce sont souvent « des hommes, plus jeunes que l’ensemble des joueurs. Ils appartiennent à des milieux sociaux plus modestes et sont moins diplômés. Sur le plan professionnel, ils sont moins actifs que l’ensemble des joueurs », détaillent les auteurs. Les joueurs de poker, de jeux de casino ou de paris sportifs et hippiques sont plus à risque que les autres.

Pour les auteurs, le repérage précoce de ces joueurs à risque doit être amélioré, d'autant qu'ils sont peu à demander de l'aide. Des interventions préventives efficaces permettrait d'éviter leur basculement vers l'addiction. 

Un mineur sur trois joue 

Les auteurs de l’étude mettent en lumière un fait inquiétant : les mineurs sont de plus en plus nombreux à jouer aux jeux d’argent alors que la loi française l’interdit. D’après l’ODJ, un jeune sur trois déclare avoir joué au moins une fois en 2014. Ils jouent principalement aux jeux de grattages, aux paris sportifs et aux jeux de tirages. Une pratique de jeu essentiellement dans le réseau physique. Les acteurs du marché du jeu d’argent et de hasard braveraient donc l’interdiction.

Parmi les joueurs mineurs, 11 % sont considérés comme « problématiques ». Cette proportion est « deux fois plus élevée que celle relevée chez les joueurs adultes ». Des résultats préoccupants qui exige de renforcer le dispositif de prévention et d’interdiction.

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