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QUESTION D'ACTU

Campagne de dépistage

Les pharmaciens se penchent sur la migraine

La migraine concerne, en France,  20 % de la population. Une maladie souvent mal diagnostiquée qui entraîne une mauvaise prise en charge médicale.

Les pharmaciens se penchent sur la migraine West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

  • Publié 16.04.2015 à 17h21
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Un Français sur cinq souffre de migraine, mais 8 sur 10 n’ont pas de suivi médical. L'opération « la Quinzaine de la migraine » (1), lancée dans 500 pharmacies en France, a proposé, en mars dernier un dépistage. Le questionnaire a permis d’identifier les patients, d’éviter l’automédication, souvent inadaptée et parfois même abusive. Pour être dépisté migraineux, en plus des maux de tête, il faut être gêné, à la fois par la lumière et/ou être dans l’incapacité de travailler pendant au moins un jour.  

L’objectif étant de réaliser une « photographie des patients et d’avoir un volume chiffré », explique Philippe Gaertner, directeur de la Fédération des syndicats des pharmacies de France (FSPF). Et d'orienter les patients en fonction de leurs symptômes.

Les femmes plus migraineuses

La migraine n’est pas qu’un mal de tête, c’est une pathologie neurologique. « Au niveau anatomique, rien ne distingue le cerveau d’un patient migraineux de celui d’une personne en bonne santé », précise le Dr Anne Donnet, présidente de la Société française d'étude de la migraine et des céphalées (SFEMC). Mais, pourtant, la douleur est bien là. Souvent confondue avec les cépahalées, c’est-à-dire, des maux de tête, la migraine a des conséquences sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent. " Sur le plan anatomique, le cerveau d'un migraineux n'est pas différent de celui d'un non-migraineux, il réagit simplement différemment face aux changements d'état ", explique Michel Lanteri-Minet, neurologue au CHU de Nice et président de la Société française d’étude et de traitement de la douleur.

« Le pic de prévalence de la migraine se situe entre 20 et 50 ans et touche particulièrement les femmes. On compte trois à quatre plus de femmes touchées par la migraine », explique Anne Donnet. Classée par l’OMS comme l’une des pathologies « sociétalement » les plus invalidantes, en particulier chez les femmes, la migraine est une maladie neurologique à part entière.

 

Ecoutez...
Michel Lanteri-Minet, neurologue au CHU de Nice : « On n'a pas mis en évidence d'anomalie morphologique chez le migraineux. »

 

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Se soigner autrement

Michel Lanter-Minet explique qu'il existe aussi " deux ou trois composés en phytothérapie, qui montrent des effets positifs sur la migraine, comme la camomille ou l'extrait de radis noir". Toutefois il rappelle que "l’extrait de radis noir aussi efficace que les bêtabloquants, peut aussi avoir des effets indésirables du fait de ses principes actifs. Ils ne sont pas sans danger"

En mars dernier, des scientifiques de l’Albany Medical Center et de l’université New York Empire State college, s’étaient intéressés à un nouveau traitement radiologique qui avait permis à 88 % des patients, ayant suivis le traitement proposé, de ne plus ressentir le besoin de prendre leurs médicaments antimigraineux. Le traitement en question consistait à introduire un petit cathéter dans le nez du patient pour administrer une molécule, la lidocaïne, derrière la paroi nasale, souvent associée aux migraines.

Même si à ce jour on ne peut pas en guérir définitivement et de façon radicale de cette pathologie, Philippe Gaertner, directeur général de la FSPF, explique, qu’il y a une « nécessité de dépister pour poser le bon diagnostic ».

 

(1) Campagne réalisée par la Société française d’étude de la migraine et des céphalées (SFEMC) et la Fédération des syndicats des pharmaciens de France (FSPF)

 

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