Méningocoque : un vaccin pour limiter les épidémies de méningites

Publié le 09.12.2016
Méningocoque : un vaccin pour limiter les épidémies de méningites

Le méningocoque est une bactérie que l’on retrouve à l’état naturel chez l’Homme mais qui peut déclencher des méningites graves chez les jeunes enfants, les jeunes adultes et les personnes fragiles. Pour éviter les épidémies, la vaccination constitue la meilleure arme.

Méningocoque : COMPRENDRE

Des mots pour les maux
L’étymologie du mot méningocoque vient du grec « méninx » (= la membrane très fine) et « kokkos » (= le grain, le pépin). Sa forme est très particulière, on dit classiquement que le méningocoque est « en grain de café ».
On dit qu’un vaccin est « inactivé » lorsqu’il ne contient que des fragments inertes de bactéries ou de virus (par rapport aux vaccins activés qui contiennent des virus ou des bactéries « atténuées »).

Qu’est ce que le méningocoque ?

Le méningocoque est une bactérie qui appartient à la famille des Neisseria. Parmi les Neisseria responsables de maladies chez l’Homme, on trouve également le gonocoque qui provoque des infections génitales.
Le méningocoque est retrouvé dans le nez et dans la gorge de 5 à 10 % des enfants et des jeunes adultes en bonne santé. Lorsqu’il reste dans ces localisations, le méningocoque n’est pas dangereux pour l’Homme. Dans ce cas de figure, on dit que la personne est un « porteur sain ».
Mais lorsque cette bactérie migre dans d’autres organes ou est transmise à une personne vulnérable, elle peut provoquer des infections très graves : les « infections invasives à méningocoque ». Ces infections touchent principalement le cerveau et ses enveloppes (les « méninges »), et le sang. Le seul moyen de les éviter est de se faire vacciner contre le méningocoque.

Quelles sont les particularités du méningocoque ?

La particularité majeure du méningocoque est la membrane résistante qui le protège et que l’on appelle « la capsule ». Cette capsule permet à la bactérie d’éviter de se faire détruire par certaines cellules des défenses immunitaires.
A la surface de cette capsule, sont exprimées des protéines avec un aspect spécifique à différents sous-types de méningocoques : « les antigènes ». Il existe 12 antigènes différents de méningocoque répertoriés que l’on classe par un chiffre parfois suivi d’une lettre, ce sont les « sérotypes ».
Par conséquent, pour une même bactérie, il existe une dizaine de formes différentes plus ou moins fréquentes et dont la répartition géographique n’est pas la même. En France, les quatre sérotypes prédominants sont le B, le C, le Y et le W135. Ces sérotypes sont utilisés pour la fabrication des vaccins.

Comment attrape t-on le méningocoque ?

Le nez et la gorge, habitats habituels du méningocoque chez l’Homme, sont des endroits stratégiques pour sa propagation. En effet, on trouve la bactérie en quantité importante dans les sécrétions nasales et dans la salive.
Il faut un contact direct et très étroit avec un porteur sain pour que le méningocoque soit transmis. La bactérie est extrêmement fragile en dehors de son réservoir principal qu’est l’Homme. Elle ne résiste donc pas longtemps dans le milieu extérieur, ce qui à l’avantage de réduire sa capacité de contamination.
Dans certains cas, notamment chez des personnes à risques comme les enfants ou les personnes fragilisées, le méningocoque peut se développer dans une partie du corps inhabituelle et déclencher des infections.

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