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Troubles du sommeil de l’enfant : un apprentissage mais des rechutes
Troubles du sommeil de l’enfant : un apprentissage mais des rechutes
Publié le 28.02.2019
Troubles du sommeil de l’enfant : un apprentissage mais des rechutes
© 123RF-Grasa Victoria

Le sommeil se modifie de façon profonde entre les premiers mois de la vie et l’adolescence. Les troubles du sommeil sont courants chez l’enfant mais une bonne acquisition du sommeil est indispensable à son développement cérébral.

Troubles du sommeil de l’enfant : QUE FAIRE ?

Que peut-on faire avant toute consultation ?

Quand un enfant souffre de troubles du sommeil, il est important de le rassurer et de porter attention à son problème. Il faut lui inculquer une bonne « hygiène du sommeil » : le principe général est de réduire l’état d’hyperactivité du cerveau et du corps à l’heure du coucher pour les mettre dans un état favorable à l’endormissement et d’adopter des horaires de sommeil régulier.
Il est ainsi important d’instaurer une période de transition en fin de soirée : il faut cesser de jouer ou de surfer sur internet jusqu’à la dernière minute, arrêter les jeux vidéos, éviter les sports intenses en fin de soirée pour ne pas trop échauffer le corps et ne surtout pas regarder la télévision avant que l’enfant aille au lit.
Il est également très important d’adopter la plus grande régularité possible dans les heures de sommeil et d’exposition à la lumière. Il faut dormir dans l’obscurité et rester dans une certaine pénombre (lumière tamisée) la nuit pour aller aux toilettes ou boire un verre d’eau. De la même façon, la chambre doit être la plus calme possible et elle doit être sombre, pas trop chaude et bien ventilée.
En cas d’insomnie importante, il est conseillé de coucher l’enfant le soir lorsqu’il commence à bailler et à ressentir le besoin de dormir, même si cela semble tard dans la nuit : les heures de coucher finiront par se régulariser progressivement. Il sera alors possible de le coucher progressivement un peu plus tôt chaque jour.
Il faut enfin limiter au maximum la prise de substances stimulantes au cours de la journée (thé, café, boissons caféinées, vitamine C). Il est traditionnellement conseillé d’éviter les repas trop copieux au dîner.
Il n’y a pas lieu de s’inquiéter si une mauvaise nuit survient de façon ponctuelle : le sommeil peut être meilleur la nuit suivante, d'autant que le corps va augmenter le temps de sommeil profond pour compenser.

Que faire si un bébé ou un enfant pleure au lit ?

• Si le bébé pleure lors du coucher, cela peut-être parce qu’il s’est habitué à ce qu’un parent soit présent au moment où il s’endort. Pour réduire progressivement cette dépendance, il faut mettre l’enfant au lit, le calmer, puis le quitter quelques minutes, et, s’il pleure, revenir et rester avec lui jusqu’à ce qu’il s’endorme. Il faut ensuite réduire progressivement le temps passé dans sa chambre chaque soir au coucher, sur plusieurs jours. Au bout d’une ou deux semaines, le bébé devrait réussir à s'endormir seul.
• Si le bébé ou l’enfant pleure pendant la nuit, il est possible d’attendre un peu avant d’aller le voir. Cela lui laisse la possibilité de se rendormir tout seul. Si cela ne marche pas, il faut aller le voir et le calmer.
Il ne faut jamais crier car, cela l’exciterait encore plus, et il ne faut jamais secouer un bébé, car cela pourrait laisser des séquelles graves.
Enfin, il est préférable de ne pas administrer de sirop sédatif à un enfant sans avis médical.

Que faire contre le retard de phase chez l’adolescent ?

Le retard de phase de l’adolescent est fréquent chez les adolescents. Ils se couchent tard en semaine et récupèrent le déficit de sommeil les week-ends. Le phénomène a tendance à s’accentuer pendant les vacances.
Une photothérapie peut permettre d’aider à resynchroniser leur cycles veille-sommeil, mais cela ne les dispense pas d’adopter de meilleures habitudes de sommeil.

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