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QUESTION D'ACTU

Sexualité

Quand l'orgasme mène au suicide

Atteinte du syndrome d'excitation génitale persistante (SGEP) depuis ses 23 ans, une américaine de 39 ans vient de se donner la mort. Elle a mis fin à un cauchemar quotidien. 


  • Publié 07.12.2012 à 14h52
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Des orgasmes amenant au suicide. A 39 ans, voilà le chemin de vie de Gretchen Molannen. 50 orgasmes par jour. Pour beaucoup, le comble du plaisir. . Un toutes les 30 secondes, pendant, 4, 6 voir 8 heures. La vie de l'américaine était pourtant devenue un véritable calvaire.

Atteinte de cette maladie rare depuis l'âge de 23 ans, elle s'est donnée la mort à Spring Hill en Floride, au lendemain de son témoignage bouleversant dans le Tampa Bay Times dans lequel elle évoquait le supplice qu'elle subissait depuis des années.

Le syndrome d'excitation général (SGEP) provoque chez la personne atteinte une excitation physique incontrôlable, mais en rien psychologique. Pour se soulager, les malades doivent se masturber, parfois pendant des heures, jusqu'à l'orgasme. Pour quelques minutes de répit seulement.

Pour ces dames, les orgasmes deviennent une obligation, un travail. Ce syndrome n'a rien à voir avec l'hypersexualité, la nymphomanie. Ces femmes ne ressentent pas de désir sexuel mais la tension accumulée dans leurs organes génitaux ne peut être libérée qu'à travers un orgasme. Les facteurs qui déclenchent ce phénomène sont souvent surprenants, les vibrations émises par un bus, une voiture, ou un bateau. Même les appareils ménagers peuvent constituer une menace.

D'après une étude menée à l'Université de Boston par les Drs Stanley Ducharme et Julie Johnson, il existe sur le long terme de lourdes conséquences émotionnelles sur la vie des malades. Notamment des perturbations au travail, un dysfonctionnement scolaire et social, un sentiment continu de honte, ou un isolement des femmes victimes.

Aucun traitement approuvé ne permet, à l'heure actuelle, de traiter ce syndrome. Des études rapportent une amélioration de quelques cas avec l'utilisation d'antidépresseurs. La vasopressine, hormone antidiurétique, permettrait également une diminution de l'irrigation du clitoris. Une thérapie par électrochocs a même été tentée chez une patiente qui souffrait également d'une dépression majeure. Le tout sans grands résultats.

Des spécialistes de ce mal, comme le Dr David Goldmeier de l'Hôpital St Mary de Londres, ont lancé dans le passé un appel pour développer  davantage les recherches. En vain et le calvaire continue pour les femmes malades. 

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