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QUESTION D'ACTU

Examen à l'IRM

Activité cérébrale : pourquoi les ados sont sourds aux reproches des parents

La rébellion des adolescents et l'attitude renforgnée envers leurs parents serait due à un manque d'empathie cérébrale, selon une nouvelle étude américaine. 

Activité cérébrale : pourquoi les ados sont sourds aux reproches des parents ISOPIX/SIPA

  • Publié 02.12.2014 à 15h56
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« Range ta chambre… et enlève tes écouteurs quand je te parle ! ». On peut comprendre l’impatience des parents face à leurs adolescents qui n’ont souvent que faire des remarques «  ennuyeuses » et « prise de tête » de leurs parents alors que ceux-ci n’ont envie que d’une seule chose : s’amuser. Mais selon une nouvelle étude publiée sur le site du Centre américain des informations en biotechniques (NBCI), l’opacité de leur comportement serait plus due à une activité de leur cerveau qu’à leur mauvais caractère.


Face aux critiques, le cerveau se ferme
Des chercheurs des universités d’Harvard, de Pittzburg et de Berkeley, ont étudié les comportements de 32 adolescents âgés en moyenne de 14 ans à partir d’IRM. L’expérience a consisté à leur faire écouter des clips de 30 secondes durant lesquels ils ont écouté des critiques faites à leur encontre de la part de leurs propres mères : décrocher de son smartphone, ranger ses chaussures, faire ses devoirs... Au cours des visionnages, les ados ont été soumis à des IRM. En observant ces examens, les chercheurs ont constaté que le cerveau des jeunes participants se ferme dès que ces derniers entendent la voix réprobatrice de leur mère. 


Une solution pour limiter les conflits parents-ados
Selon les chercheurs, cette réaction du cerveau correspond à l’arrêt du processus de sociabilité et de la compréhension de l’état d’esprit du parent. Ce processus neurologique se décline en trois étapes : la critique émise par la mère déclenche une réaction émotionnelle intense chez l'adolescent, ce qui affecte les fonctions régulatrices émotionnelles du cerveau et génére des sentiments négatifs.
Les fonctions cognitives sont donc à leur tour altérées et cela conduit à une déconnexion du cerveau de l'adolescent, qui "coupe" la communication avec le parent.

Au vu de ces constats, les chercheurs en déduisent que « la diminution de l’activité cérébrale dans les régions impliquées dans la prise de perspective pourrait aider à expliquer la fréquence élevée de conflits non résolus entre les parents et les ados ».

Pourquoi pas donc suggèrer aux parents d'être plus conciliants et plus avenants dans leur manière de formuler leurs remontrances à leurs rejetons afin de ne pas se les mettre à dos ? Une psychologie certainement déjà adoptée par de nombreux parents, mais cette fois les adolescents ont une excuse ! 

 

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