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QUESTION D'ACTU

Etude dans The Lancet

Un décès d’enfant sur cinq pourrait être évité

La mortalité des enfants a fortement chuté, mais encore 20 % des décès d’enfants pourraient être évités selon une étude. Ses auteurs plaident pour une lutte renforcée.

Un décès d’enfant sur cinq pourrait être évité MARY EVANS/SIPA

  • Publié 05.09.2014 à 07h00
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« De par leur nature, les enfants dépendent d’autrui, particulièrement de leur parents, pour remédier à une partie des influences extérieures qui affectent leur santé. » C’est le constat d’une série d’articles publiés ce 5 septembre dans le prestigieux Lancet. Consacrée à la mortalité des enfants dans les pays riches, cette édition souligne que de nombreux décès sont encore évitables. Ses auteurs émettent des recommandation pour remédier à la situation.

 

La mortalité des enfants a chuté à des taux très bas dans les pays industrialisés. Mais rien qu’en France, en 2011, 534 541 enfants et jeunes (0-24 ans) sont morts selon l'Insee. Principalement à cause de cancers et autres maladies. Au Royaume-Uni, un décès de mineur sur cinq pourrait être évité, estiment des chercheurs de l’université de Warwick (Royaume-Uni). Principalement parce qu’ils sont dus à des causes extérieures, comme les accidents, suicides, violences et négligences. Ces observations sont valables en France, où les « autres » causes représentent 29 % des décès d’enfants, et les causes externes 7 %.

 

De fortes disparités

Sans surprise, less milieux défavorisés sont ceux où la mortalité des enfants est la plus forte. Ils sont les premiers concernés par les causes évitables de décès, par négligence autant que par manque d’accès aux services sanitaires. Ainsi, au Royaume-Uni et en Suède, 1 500 enfants meurent chaque année faute d’un accès suffisant aux services sanitaires, estime l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Ils meurent parfois de maladies chroniques qui nécessitent un suivi régulier.

 

Ces disparités se retrouvent au sein des minorités ethniques, mais aussi chez les garçons, dont les comportements sont globalement plus risqués que les filles. « Ces variations dans la mortalité nous indiquent qu’on pourrait faire davantage pour prévenir les décès d’enfants dans tous ces groupes d’âge », commente le Dr Peter Sidebotham. « De nombreux décès d’enfants pourraient être prévenus grâce à un ensemble de changements, un engagement politique sur le long terme, un état providence qui élimine la pauvreté des enfants, et des services de santé. »

 

Des facteurs variés et variables

Quels sont les facteurs qui influencent la mortalité des enfants dans les pays à haut revenu ? « Des comportements comme le tabagisme, une consommation à risque d’alcool et de drogues, une mauvaise alimentation, ou une inactivité physique, comptent pour une part substantielle de la morbidité et la mortalité à travers l’existence », indique l’étude. Leur combinaison à l’adolescence augmente encore le risque de décès prématuré.

 

Mais selon les lieux de résidence, les facteurs environnementaux varient du tout au tout. Les décès d’enfants sont plus souvent liés à des accidents de la circulation ou des homicides au sein des zones densément peuplées. Dans les quartiers défavorisés, les polluants présents dans l’air et les eaux sont davantage responsables des décès. En zone rurale, en revanche, les pesticides représentent le danger principal. Il ne faut pas non plus négliger l’environnement du foyer : empoisonnement et mort accidentelle par arme à feu sont deux causes de décès, par définition évitables, qui surviennent au domicile familial.

 

Les conseils pour réduire les risques

Pour éviter ces nombreux décès, les auteurs de cette série émettent plusieurs recommandations. Pendant la grossesse, les chercheurs réclament la promotion du sevrage tabagique, de l’activité physique, l’équilibre alimentaire et la gestion du poids. Tout cela permet au foetus de se développer sainement. 

Après la naissance, il est possible d’éviter les décès liés à la maladie en formant mieux les médecins de famille, notamment à l’aide de méthodes interactives, mais aussi en privilégiant la création de centres multi-professionnels de proximité. 

Les décès de causes externes peuvent aussi être évités, grâce au développement de stratégies de prévention, qui doivent être le fruit de la collaboration des divers intervenants étatiques et des groupes civils. « Cette série du Lancet nous rappelle ce qui a été fait et ce qu’il faut encore faire pour réduire la mortalité des enfants dans les pays à haut revenu. Des stratégies concertées dans le gouvernement et entre les gouvernements sont à présent nécessaires pour avancer encore », concluent les auteurs de l’étude.

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