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Annonce de la présidente libérienne

Ebola : le Liberia ferme ses frontières

Le Libera passe à la vitesse supérieure : le pays va fermer la plupart de ses frontières pour endiguer la propagation du virus aux pays voisins.

Ebola : le Liberia ferme ses frontières Youssouf Bah/AP/SIPA

  • Publié le 29.07.2014 à 11h17
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Face à la menace d’Ebola, le Liberia ferme ses frontières. C’est la dernière mesure préventive annoncée ce 28 juillet par la présidente Ellen Johnson Sirleaf. Une mesure à la hauteur de la situation, puisqu’un médecin américain a récemment contracté la fièvre hémorragique dans le pays et un Libérien en est décédé à Lagos, au Nigeria voisin.

 

250 cas de fièvre hémorragique

« Toutes les frontières du Liberia seront fermées à l’exception des principaux points d’entrée », a précise Ellen Johnson Sirleaf. Le Liberia est en effet entouré de deux pays particulièrement affectés par l’épidémie d’Ebola : la Guinée, épicentre de celle-ci, et la Sierra Leone. Le virus a progressivement migré vers le Liberia, qui dénombrait au 23 juillet près de 250 cas de fièvre hémorragique, dont 129 mortels. En complément d’une limitation des mouvements de population, la présidente libérienne a annoncé le renforcement de la surveillance sanitaire et une interdiction des rassemblements publics. Par ailleurs, « les communautés qui sont gravement affectées seront mises en quarantaine ».

 

Un « feu de forêt »

La mesure est forte et symbolique. En effet, le Nigeria a signalé ce 25 juillet le décès d’un homme venant du Liberia dans sa capitale, Lagos. Si le virus s’implante dans la ville, la situation pourrait rapidement se dégrader : la ville compte 20 millions d’habitants, mais les structures médicales ne suffisent pas à soigner cette population en plein boom. La migration d’Ebola inquiète également les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) : « Notre inquiétude est que l’épidémie soit « réensemencée » ailleurs, comme un feu de forêt », indiquait Stephan Monroe. « C’est clairement ce qui s’est produit au Liberia. » Il est toutefois peu probable qu’une fermeture des frontières soit une mesure efficace : l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle régulièrement à quel point elles sont poreuses dans cette région d’Afrique. Ce qui pourrait expliquer pourquoi il s’agit, à ce jour, de « la plus importante épidémie liée au virus Ebola en termes de nombres de foyers actifs, de nombres de cas et de décès rapportés » aux yeux de l’agence des Nations unies.

Le bilan au 23 juillet faisait état de plus de 1 200 cas de fièvre hémorragique virale (FHV) en Afrique de l’Ouest, dont 672 mortels. 814 d’entre eux ont été confirmés comme liés au virus Ebola.

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