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QUESTION D'ACTU

Conférence internationale sur le Sida

Sida : les antirétroviraux ont sauvé 20 millions de vies

Grâce aux antirétroviraux en prévention et en traitement d’une infection par le VIH, près de 20 millions de vies ont été sauvées. Mais un meilleur accès aux traitements doit être assuré.

Sida : les antirétroviraux ont sauvé 20 millions de vies PETILLOT/SIPA

  • Publié 22.07.2014 à 12h57
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Moins de morts chez les séropositifs grâce aux antirétroviraux. Ces traitements qui visent à limiter la charge virale du VIH ont permis de ralentir l’épidémie depuis quelques années. Une étude, révélée à la Conférence internationale sur le Sida et publiée dans le prestigieux Lancet, souligne l’importance de ces médicaments dans la lutte contre le VIH.

 

Moins de nouvelles infections

Les antirétroviraux ont sauvé près de 20 millions de vies depuis 1997. La combinaison des thérapies antirétrovirales (ART) chez des patients infectés, la prévention de la transmission mère-enfant, ainsi que la prophylaxie anti-VIH a permis cela. Et non seulement les séropositifs meurent moins, mais ils vivent aussi dans de meilleures conditions.

 

L’autre bonne nouvelle de cette étude, c’est le ralentissement marqué des nouvelles infections par le VIH, 1,8 million en 2013. Depuis 1997, elles ont reculé de presque un tiers chez les adultes, et de 62 % chez les enfants. Globalement, les infections sont équitablement réparties selon le sexe. Mais on note un pic de nouveaux cas chez les femmes en début de vie sexuelle (15-24 ans), tandis que les hommes meurent plus à cause de l’infection (54 %).

L’épidémie pourrait être aussi moins présente qu’estimé jusqu’ici. L’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), qui a mené l’étude, affirme que les chiffres sont « plus bas que ce qu’a estimé l’ONUSIDA. » Ainsi, l’Europe de l’Est et l’Amérique latine sont bien moins touchées que ce qu’on pensait. 

 

La qualité variable des traitements

Il ne faut pas pour autant se satisfaire de la situation, car elle cache de lourdes inégalités. C’est l’Afrique subsaharienne qui paie le plus lourd tribut de l’épidémie de VIH : on y meurt davantage de causes liées à l’infection. Et même dans cette région, les disparités sont frappantes : le Botswana compte 15 fois plus de nouveaux cas que le République démocratique du Congo (RDC), où le VIH est pourtant un fléau.

 

Décès liés au VIH pour 100 000 habitants (Source : The Lancet/IHME)

 

Le rapport souligne deux principaux coupables à ces déséquilibres : « La qualité des programmes antirétroviraux varie largement, souligne le Dr Christopher Murray, directeur de l’IHME. Dans le but de réduire encore plus les décès liés au VIH, nous devons apprendre des meilleurs programmes et se débarrasser des pires. » Mais il faut surtout un meilleur accès aux traitements antirétroviraux, seuls capables d’améliorer la vie des infectés. Ainsi, sur les 30 millions de personnes vivant avec le VIH en 2013, 1,7 million sont décédées de causes liées à l’infection… principalement en Afrique subsaharienne.

 

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