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QUESTION D'ACTU

Académie américaine des sciences

Entre amis, on partage tout... même les gènes

Une étude publiée lundi par l’Académie nationale des sciences des États-Unis révèle que nous partageons 1% de gènes avec nos amis. "Qui se ressemble s'assemble", se vérifie scientifiquement.  

Entre amis, on partage tout... même les gènes David Goldman

  • Publié 15.07.2014 à 13h13
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On dit que l’on ne choisit pas sa famille mais que l’on choisit ses amis. Or, selon une étude publiée lundi aux États-Unis par l’Académie nationale des sciences, les gènes de nos amis seraient en partie similaires aux nôtres. « Nous avons plus d’ADN en commun avec les personnes que nous choisissons comme amis plutôt qu’avec de parfaits étrangers », commente James Fowler, professeur de génétique à l’université de San Diego et co-auteur de l’étude avec son confrère Nicholas Christakis, professeur de sociologie, de biologie de l'évolution et de médecine à l'université Yale (Nord-Est des États-Unis). En observant minutieusement les relations qu'entretiennent les individus au sein d'un même cercle social, les deux chercheurs ont constaté que, pour reprendre le célèbre proverbe, "qui se ressemble, s’assemble". Et, naturellement, ils ont voulu savoir pourquoi.

 

1% de gènes en commun
Pour ce faire, Fowler et Christakis se sont appuyés sur une importante base de données - la Framingham Heart Study -, contenant près de 1,5 million de marqueurs génétiques. Ils ont ensuite sélectionné un groupe de 1 932 individus dont la plupart est originaire d’Europe. Deux paires différentes ne possèdant aucun lien de parenté entre elles sont étudiées : les premières sont des amis, les secondes ne se connaissent pas. « 1% des personnes issues du même cercle social partagent des gènes similaires », établissent les chercheurs. Un chiffre signicatif d'après eux. En effet, ce pourcentage de gènes équivaudrait à un lien de parenté de cousins au quatrième degré.

L'enquête montre aussi « que notre condition physique ne semble pas dépendre seulement de nos propres constitutions génétiques, mais aussi de celle de nos amis », selon Nicholas Christakis. Enfin, la solidarité entre amis en prend un coup. « Si l'un des deux amis a froid, l'autre fera un feu qui le réchauffera aussi, ce qui au final sera bénéfique pour les deux », explique le professeur.

D’après les résultats de l’étude, Fowler et Christakis en arrivent à la conclusion qu’il est « possible de prédire des comportements sociaux à partir de gènes d’individus, aussi sûrement que l’on peut établir des gènes porteurs d’obésité ou de schizophrénie. »

 

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