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QUESTION D'ACTU

Etude chez la souris

L’eczéma pourrait réduire le risque de cancer de la peau

Alors que l'eczéma est une maladie handicapante, une étude chez la souris révèle qu’elle pourrait avoir l’avantage de protéger du risque de cancer de la peau. 

L’eczéma pourrait réduire le risque de cancer de la peau DURAND FLORENCE/SIPA

  • Publié 07.05.2014 à 16h35
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Les personnes atteintes d'eczéma ont un système immunitaire hyperactif, ce qui signifie que leur peau devient facilement sèche, enflammée et surtout vulnérable aux infections cutanées. Entre poussées d’eczéma, badigeonnage de crèmes émollientes ou à base de stéroïdes, la qualité de vie des personnes touchées par cette pathologie est parfois lourdement diminuée, mais une étude récente pourrait bien leur apporter une lueur d’espoir. En effet, cette analyse réalisée par des chercheurs du King's College of London publiée dans la revue eLife révèle que les gens atteints d’eczéma pourraient être moins à risque de cancer de la peau que le reste de la population.

 

6 fois moins de risque de cancer de la peau chez la souris

Etant donné que l'eczéma peut résulter du manque de certaines protéines formant les couches superficielles de la peau et entraînant ainsi une barrière cutanée défectueuse, cette équipe a décidé de mener des expériences sur des souris génétiquement modifiées avec ce type de caractéristiques. Appelées souris « knock-out », ces chercheurs les ont donc utilisées pour reproduire certains défauts de la peau présents chez les personnes souffrant d'eczéma. Ils ont ensuite comparé les effets de 2 produits chimiques cancérigènes chez les souris normales et chez les souris knock-out. Résultat, le nombre de tumeurs bénignes était six fois plus faible chez les souris génétiquement modifiées que chez les souris normales. Un constat qui suggère donc que les défauts de la barrière cutanée pourraient protéger contre la formation de tumeur.

 

Vers une stratégie préventive contre ces cancers

Par ailleurs cette équipe a constaté que c'est la réaction inflammatoire exagérée chez les souris knock-out, qui avait conduit à l'amélioration des desquamations des cellules potentiellement cancéreuses de la peau. Selon les conclusions de cette étude, ce mécanisme protégeant les souris contre le cancer présenterait des similitudes par rapport à celui qui protège naturellement la peau contre les agressions de l'environnement telles que les bactéries. « Nous sommes enthousiasmés par nos résultats car ils établissent un lien clair entre la susceptibilité au cancer et un état allergique de la peau, précise le Pr Fiona Watt, co-auteur de l’étude. Ils confirment également le fait que la modification du système immunitaire du corps est une stratégie importante dans le traitement du cancer ».

Alors que l’incidence des cancers de la peau est en hausse dans plusieurs pays, certains spécialistes saluent cette nouvelle piste mettant en avant la capacité potentielle de l'organisme à prévenir la formation de tumeurs cutanées. Dans l’attente d’une confirmation de ces résultats chez l’homme, cette éventuelle protection contre le cancer de la peau représente au moins une bonne nouvelle pour ces patients souffrant d'eczéma.

 

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