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QUESTION D'ACTU

Vaincre l’Autisme

Plan Autisme : une association poursuit l’Etat français

Le dernier Plan Autisme ne respecte pas les droits des patients et souligne le retard français dans la prise en charge, selon Vaincre l’Autisme. L'association a saisi le Conseil d’Etat.

Plan Autisme : une association poursuit l’Etat français BAZIZ CHIBANE/SIPA

  • Publié 25.04.2014 à 12h25
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Prise en charge inadaptée, non respect des droits… L’association Vaincre l’Autisme a saisi le Conseil d’Etat ce 23 avril. Elle demande l’annulation d’une circulaire d’application du 3e Plan Autisme, envoyée en février dernier. L’approche psychiatrie y est encore trop dominante, alors que le droit à la scolarisation des enfants n’est pas respecté, dénonce l’association.

 

« Un retour en arrière »

Le Plan Autisme met en place « un système boiteux et non adapté aux besoins spécifiques des enfants autistes », selon Vaincre l’Autisme. L’ancienne ministre chargée des personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, disait sa volonté d’inclure les approches comportementales dans le 3e Plan Autisme (2014-2017). Au lieu de cette avancée, c’est un « retour en arrière » qui est proposé dans la circulaire ; elle souligne qu’il est « primordial de s’assurer de la mobilisation des acteurs concernés, notamment les structures de psychiatrie (infanto-juvénile et générale) dont le rôle […] doit être soutenu. » C’est justement en raison de la prépondérance de la psychiatrie que la France est pointée du doigt par la communauté internationale. « Derrière une bonne volonté affichée, c’est tout un système qui perdure », s’insurge dans un communiqué le président de l’association, M’Hammed Sajidi.

 

Une atteinte au droit de scolarisation

Côté scolarisation, le Plan Autisme ne fait pas mieux : il « porte atteinte au droit de la scolarisation des enfants autistes », dénonce Vaincre l’Autisme. Il ne prévoit que 700 places supplémentaires pour les enfants, 1 500 pour les adultes. Mais surtout, ces places seront créées, de manière privilégiée dans des structures médico-sociales « dont la capacité initiale permet de bénéficier d’une extension non importante pour 7 places », précise la circulaire. « Elle bloque définitivement la possibilité de placer ces unités au sein des établissements scolaires ordinaires, enrayant à nouveau la scolarisation effective des enfants autistes en France », déplore M’Hammed Sajidi. Il regrette d’ailleurs l’immobilisme de la France en matière de démarches expérimentales.

 

Vaincre l’Autisme réclame donc l’annulation pure et simple de la circulaire du 13 février 2014, et demande que les besoins des personnes concernées par l’autisme soient davantage pris en compte. « Il apparaît une fois de plus choquant que les Représentants des usagers […] n’aient pas été consultés », pointe M’Hammed Sajidi.

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