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Diabète, hypertension

Les polluants pourraient aggraver les facteurs de risque de l'obésité

Les polluants organiques persistants (POP), qu’on trouve dans l’environnement et l’alimentation, sont associés aux complications métaboliques de l’obésité, selon une récente étude.

Les polluants pourraient aggraver les facteurs de risque de l'obésité Mark Lennihan/AP/SIPA

  • Publié 28.02.2014 à 17h51
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Et si la pollution environnementale était responsable des complications liées à l’obésité ? Pas impossible, selon une étude de l’Institut de recherches cliniques de Montréal (Canada). Leur recherche, publiée dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, a découvert un lien entre les polluants organiques persistants (POP) et les complications cardiométaboliques chez les patients obèses, à savoir le diabète, l’hypertension et les maladies cardiovasculaires.

 

On les trouve partout...

76 femmes obèses ont participé à l’étude. Les chercheurs ont analysé la concentration de 21 POP chez ces patientes ainsi que les facteurs de risque. La plupart du temps, l’obésité est accompagnée de troubles métaboliques. Mais il existe aussi des patients « obèses métaboliquement sains », c’est-à-dire qu’ils ne souffrent pas de troubles cardiovasculaires.
Les POP sont des produits chimiques issus de l’agriculture, de l’industrie et de la manufacture. Très toxiques, mais surtout résistants à la biodégradation, on les retrouve un peu partout, y compris dans des zones où ils n’ont jamais été utilisés. Parmi les 18 polluants détectables, 12 étaient présents à des niveaux élevés chez les femmes qui présentaient des complications métaboliques.

 

... Et ils s'accumulent dans les tissus gras

L’exposition aux POP vient le plus souvent de la consommation d’aliments gras (poissons gras, viande, produits laitiers). En effet, ces polluants sont solubles dans les lipides et ont tendance à s’accumuler dans les tissus adipeux. Les chercheurs ont donc supposé que leurs effets étaient exacerbés chez les patients obèses exposés.
« Les niveaux de près de 70 % des POP détectables étaient considérablement plus élevés chez les personnes obèses avec des complications cardiométaboliques comparativement aux sujets obèses mais métaboliquement sains, ce qui est remarquable. Notre étude confirme que les deux groupes ont des profils POP très distincts et que les personnes obèses qui sont métaboliquement saines ont des taux circulants de POP beaucoup plus faibles que les patients souffrant de complications », explique le Dr Marie-Soleil Gauthier, co-auteur de l’étude.

Cette découverte pourrait bien contribuer à améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement des risques cardiométaboliques liés à l’obésité. Cependant, elle ne fait qu’établir une association. D’autres études devront vérifier si les POP sont bien responsables des maladies cardiométaboliques.

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