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QUESTION D'ACTU

Bilan de l’Agence de la Biomédecine

Greffes : le don du vivant en hausse de 13% en 2013

Avec 414 greffes à partir de donneur vivant en 2013 contre 366 en 2012, les spécialistes de la transplantation se réjouissent de ce bilan. Cette option thérapeutique présente de réels bénéfices pour les patients.  

Greffes : le don du vivant en hausse de 13% en 2013 OLYMPIA/SIPA

  • Publié 09.02.2014 à 09h13
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Alors que l’an dernier, l’Agence de la Biomédecine se félicitait d’avoir enfin franchi le cap symbolique des 5000 greffes annuelle, l’année 2013 marquera elle, la confirmation de cette progression. Avec une augmentation de 1,8% par rapport à 2012, ce sont donc 5115  greffes d'organes qui ont été réalisées en France en 2013 d’après les résultats préliminaires publiés ce jeudi par l’Agence. Mais l’autre information primordiale révélée par l’Agence de la Biomédecine c’est que l’activité des greffes d’organes à partir de donneurs vivants a elle aussi connu une forte augmentation en 2013 avec 414 greffes contre 366 en 2012. Selon les spécialistes, cette augmentation de13,1% s’explique par les 401 greffes de rein à partir de donneurs vivants réalisées en 2013 contre 357 en 2012. Des chiffres encourageants, alors qu’en octobre dernier, les autorités avaient lancé une campagne de sensibilisation afin de faire mieux connaître cette option thérapeutique. Pourquoi Docteur revient sur les bénéficespour le receveur, mais plus surprenant encore, pour le donneur... 

 

Les bénéfices de la greffe rénale à partir d’un donneur vivant 


Habituellement, le traitement de l’insuffisance rénale terminale repose sur la dialyse et la greffe de rein. Cette dernière, lorsqu’elle est possible, est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale car le rein greffé permet le plus souvent d’assurer normalement toutes les fonctions du rein. Cependant, les médecins estiment aujourd'hui que la greffe rénale à partir d'un donneur vivant reste la meilleure option possible.  Elle permet d'une part, un accès à la greffe dans des délais contrôlables. Il faut, en effet, souvent attendre plusieurs année avant de pouvoir bénéficier d’une greffe de rein à partir d’un donneur décédé. En outre, pour certains malades qui possèdent un groupe sanguin rare ou bien des anticorps anti-HLA, la greffe à partir d’un donneur vivant peut être la seule façon possible d’obtenir un greffon compatible dans un délai raisonnable.

Par ailleurs, ce type de greffe peut être programmée à l’avance en fonction de la période la plus favorable pour le malade, des disponibilités du donneur et de l’organisation de l’équipe médicale.

Enfin, un greffon de donneur vivant fonctionne en général très bien et surtout plus longtemps. À l'heure actuelle, le nombre estimé de porteurs de greffon fonctionnel de rein en France est de 33 298 au 31 décembre 2012. Pour la cohorte 1993-2009, 10 ans après une greffe, 77 % des greffons prélevés sur donneur vivant continuent de fonctionner, contre 63 % pour les greffes à partir de donneur décédé. 



 

Les donneurs vivants en meilleure santé que la population

Selon une enquête réalisée en 2011 par l'Agence de la biomédecine, 98 % des donneurs vivants seraient prêts à refaire ce geste et 95 % d’entre eux conseilleraient cette solution à une personne qui leur demanderait leur avis. En outre, plusieurs années après l’acte chirurgical, les donneurs interrogés sont en excellente santé physique, comparé à la population générale au même âge, et même en meilleure santé chez les donneurs les plus âgés. C'est le suivi annuel médical obligatoire du donneur qui permet de veiller à ce qu’il demeure en bonne santé. Réalisé par l’équipe de greffe ou par le médecin traitant, il comporte au minimum les examens qui évaluent la fonction rénale : un contrôle de la pression artérielle, un dosage de la créatininémie, et la recherche d’albumine dans les urines. Concernant leur état mental, les scores des donneurs sont généralement très proches de ceux des personnes de même âge et de même sexe de la population générale. Pourtant, comme pour tout acte médico-chirurgical, le prélèvement de rein comporte un risque qui concerne l'anesthésie, l’opération chirurgicale et les suites opératoires immédiates ou lointaines. Selon les données internationales, on observe environ 3 cas de décès pour 310 000 personnes prélevées. En France, depuis la mise en place du registre de suivi des donneurs vivants de rein en 2004, aucun cas de décès de donneur vivant de rein n'est à déplorer.

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