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QUESTION D'ACTU

Ivresse ponctuelle

Cerveau : le binge drinking affecte la mémoire

Des chercheurs de l'Ireb notent une hausse des épisodes d'alcoolisation ponctuelle importante, notamment chez les jeunes. Ces moments d'ivresse altèrent les capacités du cerveau.

Cerveau : le binge drinking affecte la mémoire Rex Features/REX/SIPA

  • Publié 27.11.2013 à 11h50
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« Ce qui semble avoir changé dans la consommation d’alcool des adolescents d’aujourd’hui, c’est qu’ils sont plus nombreux depuis
dix ans à utiliser l’alcool comme une drogue, c'est-à-dire à s’en servir exclusivement pour son effet psychotrope. » C'est le constat posé par Marie Choquet, présidente du comité scientifique de l’Institut de Recherches Scientifiques sur les Boissons (Ireb). Dans une méta-analyse publiée ce mardi, des chercheurs de cet Institut révèlent, en effet, « l'augmentation spectaculaire » des alcoolisations ponctuelles et importantes (API), notamment chez les jeunes. Ce phénomène de binge drinking est « inquiétant », car il aurait selon ces chercheurs, des conséquences graves sur leur santé, en particulier sur le système nerveux central. 

Le binge drinking en hausse chez les 17 ans
Dans cette méta-analyse menée par l'Ireb, les chercheurs soulignent que la consommation des jeunes est diverse et tous ne consomment pas de manière excessive. Certains modes d’alcoolisation propres à l’adolescence progressent toutefois depuis dix ans, via des épisodes appelés « Alcoolisation Ponctuelle Importante » (API, soit la version française du binge drinking) ou des ivresses répétées. Ces scientifiques soulignent ainsi la hausse de ces deux phénomènes, notamment chez les adolescents à 17 ans.
Par ailleurs, ils remarquent aussi que les autres modalités de consommation n’ont pas ou peu évolué durant la même période : baisse de la consommation régulière, baisse de l’expérimentation de l’ivresse, âge de la première ivresse.
Enfin, ils soulignent qu’il est nécessaire d’être prudent sur l’interprétation de ces données récentes. Quoi qu'il en soit, l’utilisation toxicomaniaque de l’alcool semble progresser. Un phénomène durable ? Difficile de répondre à cette question, selon les scientifiques. Une chose est sûre toutefois, l'alcool et surtout l'ivresse altèrent l'état général du cerveau.

Les ivresses altèrent les fonctions cérébrales
En effet, dans les différentes recherches étudiées par l'Ireb, les scientifiques ont montré que, chez l’animal comme chez l’homme, les alcoolisations ponctuelles importantes avaient des effets négatifs au niveau cérébral, notamment sur la mémoire et les fonctions d’apprentissage.
Ce même phénomène n’est toutefois pas observé avec des consommations régulières correspondant pourtant à la même quantité d’alcool.
De plus, beaucoup d’inconnues demeurent encore sur la réversibilité de ces effets. Selon certaines études, l’arrêt des alcoolisations importantes permet une récupération des fonctions cérébrales altérées.
Enfin, les différentes études soulignent une plus grande sensibilité des femmes à ces effets, comme à l’ensemble des addictions, ainsi qu’une grande variabilité interindividuelle face aux effets des alcoolisations importantes. « Le vécu d’événements traumatisants au cours de l’enfance et de l’adolescence peut aussi avoir son importance dans la survenue de conduites à risque », conclut l'Ireb.

 




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