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A Argenteuil

Cas de rage chez un chat : un virus transmissible à l'homme

Les autorités sanitaires ont ouvert une enquête épidémiologique pour retrouver les personnes qui auraient été en contact avec un chaton décédé de la rage dans le Val d'Oise.

Cas de rage chez un chat : un virus transmissible à l'homme AY STOWE / CATERS NEWS/SIPA

  • Publié 01.11.2013 à 13h36
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Les ministères de l’Agriculture et de la Santé ont annoncé jeudi qu’un cas de rage avait été détecté chez un chaton à Argenteuil dans le Val d'Oise. Il est décédé le 28 octobre. Après analyse, l’institut Pasteur a confirmé ce cas. « Une enquête épidémiologique a été engagée afin d’identifier et prendre en charge les personnes qui auraient pu entrer en contact avec ce chaton entre le 8 octobre et le 28 octobre inclus. Cette période correspond au délai pendant lequel il a pu transmettre la maladie», indiquent les autorités. Tous ceux qui auraient été mordus ou griffés au mois d'octobre à Argenteui par ce petit chat doivent se manifester par téléphone au 08.11.00.06.95.
La Direction générale de la santé précise d’ailleurs que « cinq personnes ayant été en contact avec le chaton ont déjà été identifiées. Elles ont été prises en charge et dirigées vers un centre antirabique pour recevoir un traitement préventif.

 

La France est officiellement indemne de rage depuis 2008. Les rares cas observés chez l’animal dans notre pays concernent d’une part des chauves-souris, mais également des chiens et des chats, ou encore d’autres animaux infectés dans les pays où sévit la maladie, puis importés illégalement.

Aucun cas de rage humaine autochtone (c’est-à-dire transmise par un animal non importé d’un pays dans lequel sévit la rage) n’a été observé en France métropolitaine depuis 1924. Toutefois, un cas de rage humaine survenu à la suite de la morsure d’un homme par une chauve-souris infectée, a été identifié en 2008 en Guyane. Les très rares cas signalés chez l’homme en France concernent des personnes qui ont été mordues à l’étranger, en zone où sévit la maladie.

La maladie
La rage est une zoonose (une maladie transmise de l’animal à l’homme) virale. Le virus de la rage infecte des animaux domestiques et des animaux sauvages et est transmis à l’homme par la salive des animaux infectés lors d’une morsure ou d’une égratignure.

Symptômes
La période d’incubation de la rage est généralement de 1 à 3 mois mais peut durer moins d’une semaine à plus d’un an. La maladie se manifeste d’abord par de la fièvre et, souvent, des douleurs ou des fourmillements, démangeaisons et brûlures à l’endroit de la blessure.
La propagation du virus dans le système nerveux central peut entraîner une inflammation progressive et mortelle de l’encéphale et de la moelle épinière. Le décès survient en quelques jours par arrêt cardiorespiratoire.
Dans 30% environ des cas humains, la rage peut se présenter sous sa forme «paralytique». Les muscles sont progressivement paralysés, à partir de l’endroit de la morsure ou de l’égratignure. Les cas de rage paralytique sont souvent mal diagnostiqués et donc sous-notifiés.


Diagnostic
Il n’existe pas de test permettant de diagnostiquer la rage avant le début de la phase clinique. le diagnostic clinique peut être confirmé intra vitam et post-mortem par diverses techniques de laboratoire visant à détecter le virus entier, l’antigène du virus ou des acides nucléiques dans les tissus infectés (encéphale, peau) ou dans l’urine ou la salive.

Transmission
Le virus se transmet par morsure ou griffure profonde d’un animal infecté. Le chien est le principal hôte et vecteur du virus rabique. Aux États-Unis d’Amérique et au Canada, la plupart des cas de rage humaine ont pour origine la chauve-souris, qui est aussi devenue récemment une menace pour la santé publique en Australie, en Amérique latine et en Europe occidentale. La transmission de l’animal à l’homme peut aussi se produire par contact direct de matériel infectieux – habituellement de la salive – avec les muqueuses ou une blessure non cicatrisée sur la peau. La transmission interhumaine par morsure est théoriquement possible mais n’a jamais été confirmée.

Prophylaxie postexposition (PPE)

Elle prévoit:

         le traitement de la plaie, le plus rapidement possible après l’exposition;

         l'administration d’une série de doses d’un vaccin antirabique puissant et efficace qui soit conforme aux recommandations de l’OMS;

         l'administration d’immunoglobuline antirabique, si indiqué.

L’administration d’un traitement efficace peu de temps après l’exposition permet d’éviter l’apparition des symptômes et le décès.

Traitement de la plaie

La suppression du virus de la rage, par des moyens chimiques ou physiques, à l’endroit infecté protège efficacement. Il est donc important de traiter rapidement toutes les morsures et égratignures susceptibles d’être contaminées par le virus de la rage. Les premiers soins recommandés sont le nettoyage immédiat de la plaie pendant au moins 15 minutes avec de l’eau et du savon, un détergent, de la povidone iodée ou d’autres substances qui tuent le virus de la rage.

(Sources: ministère de la Santé et OMS)

 

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