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Grossesse

Dépression post-partum : quels symptômes doivent m’alerter ?

16,7 % des femmes présentent une dépression post-partum deux mois après l’accouchement, selon une récente enquête nationale sur la santé périnatale. Quels sont les signes de cette dépression ? La rédaction vous détaille tout.

Dépression post-partum : quels symptômes doivent m’alerter ? Drazen Zigic/Istock




L'ESSENTIEL
  • Les médecins parlent de dépression post-partum lorsque des symptômes dépressifs durent plus de deux semaines après l’accouchement.
  • La dépression du post-partum peut entraîner des effets néfastes sur l'enfant ou un stress relationnel. Une prise en charge rapide est donc nécessaire pour le bien-être de tous.
  • Ce trouble est différent du baby blues qui est lié à la chute brutale des hormones de grossesse. Il toucherait 50 à 80 % des femmes.

Les données révèlent que 16,7 % des femmes présentent une dépression post-partum”, alerte la récente enquête nationale périnatale menée sous la direction de l’Inserm et co-pilotées par la Direction Générale de la Santé (DGS), la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS), Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES) et Santé publique France.

Ce trouble est à différencier du baby blues qui, selon l’Assurance maladie, concernerait quant à lui 50 à 80 % des femmes qui accouchent. Contrairement à la dépression post-partum, ce syndrome a une cause physiologique : la chute brutale des hormones de grossesse suite à la mise au monde de l'enfant. Il peut durer une à deux semaines après la naissance du bébé. Si des signes dépressifs persistent dans le temps, la dépression post-partum est suspectée.

Post-partum : quels sont les signes de dépression chez la femme ?

La dépression du post-partum peut fortement perturber le quotidien de la femme, notamment dans ses activités et nouvelles contraintes familiales. Selon le Manuel MSD, un dictionnaire médical pour les professionnels de santé, les symptômes peuvent comprendre :

  • une continuité du baby blues (sautes d'humeur rapides, irritabilité, anxiété, diminution de la concentration, insomnie, crises de larmes, etc) ;
  • une extrême tristesse avec parfois des pleurs incontrôlables ;
  • une insomnie ou à l’inverse, une hypersomnie ;
  • des troubles de l’alimentation : perte d'appétit ou suralimentation ;
  • une irritabilité, de la colère ;
  • des céphalées, des courbatures et douleurs dans le dos ;
  • une fatigue extrême ;
  • des angoisses irréalistes au sujet du nourrisson ou au contraire, un grand désintérêt pour lui ;
  • un sentiment d'être incapable de prendre soin du bébé ou de ne pas être une bonne mère pour lui ;
  • de l’anxiété, de la panique, une peur de la mort ;
  • une grande culpabilité au sujet de ses sentiments ;
  • des idées suicidaires.

Un diagnostic de dépression en 2 étapes pour les jeunes mamans

Typiquement, les symptômes se développent insidieusement en 3 mois, mais leur apparition peut être plus soudaine, précise le Manuel MSD. La dépression du post-partum perturbe la capacité des femmes à s'occuper d'elles-mêmes et de leur nourrisson.

Le diagnostic peut se faire par le médecin traitant, à l’aide d’un bilan clinique et d’une analyse des symptômes. Les femmes touchées par cette dépression doivent présenter au moins cinq symptômes différents depuis plus de deux semaines consécutives.

Certains facteurs culturels peuvent pousser les femmes à se taire face à leur trouble. Pourtant, plus la prise en charge est précoce, plus les résultats sont rapides, ce qui est à la fois bénéfique pour la santé de la maman et celle de son enfant.

Le traitement repose sur la prise d’antidépresseurs et/ou sur une psychothérapie.

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