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Cancer du poumon : un nouveau modèle de prédiction du risque pour les non-fumeuses

Des chercheurs ont dévoilé un nouveau modèle statistique pour mieux prédire les risques de cancer du poumon chez les femmes non-fumeuses. 

Cancer du poumon : un nouveau modèle de prédiction du risque pour les non-fumeuses Egor Kulinich / istock


  • Publié le 12.08.2022 à 17h40
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L'ESSENTIEL
  • Selon l’Institut national du cancer, le cancer du poumon est le troisième cancer le plus fréquent en France. S’il stagne chez l’homme, il progresse fortement chez la femme. Le taux de survie nette à 5 ans augmente mais reste mauvais.
  • Chez les patients du cancer du poumon, la proportion des non-fumeurs a passé de 7,2 % en 2000 à 12,6 % en 2020, selon une étude présentée lors du Congrès de pneumologie de langue français en janvier 2022.

Le cancer du poumon semble gagner du terrain depuis plusieurs années, notamment chez les femmes, même les non-fumeuses. Selon une récente étude, 34% des Français touchés par un cancer du poumon en 2020 étaient des femmes, contre 16% en 2000. Mais des solutions pour détecter l’apparition de la maladie, et donc en améliorer la prise en charge, semblent se dessiner.

Lors de la conférence annuelle de l'Association internationale d'étude du cancer du poumon (IASLC), des chercheurs chinois ont notamment présenté un nouvel outil statistique destiné à mieux prévenir les risques de cancer du poumon chez les femmes non-fumeuses, comme le rapporte Eurekalert.

Seuls 53% des cas attribuables au tabac

Dans le cadre d'un programme de dépistage, l’équipe de chercheurs a examiné les données, sur six années, de 151.834 patientes de la province du Henan, en Chine. L'objectif : fabriquer un modèle mathématique qui prendrait en compte davantage de variables, et ainsi mieux évaluer le risque de cancer du poumon chez les non-fumeuses. Ils affirment en effet que ce type de cancer ne serait "attribuable au tabac que dans 53% des cas".

En plus des variables officielles (tabagisme passif, exposition à l'amiante, pollution extérieure...), les scientifiques ont considéré "l'âge, les antécédents familiaux de cancer du poumon, la ménopause ou encore les antécédents de maladies bénignes" comme des facteurs de risque chez les femmes non-fumeuses.

Des prédictions sur cinq ans

Grâce à ces nouvelles variables, ils ont pu établir des nomogrammes, à savoir "des graphiques visant à prédire le cancer sur un an, trois et cinq, en fonction des facteurs de risques".

"Nous avons développé et validé un modèle de risque de cancer du poumon simple et non invasif chez les femmes non-fumeuses qui peut être appliqué pour identifier et trier les patientes à haut risque de développer un cancer du poumon", explique Dr Lanwei Guo, co-auteur de l’étude.

Le modèle statistique doit encore être validé par la communauté scientifique, mais il pourrait être une avancée notable dans le dépistage précoce du cancer du poumon.

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