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Monkeypox

Variole du singe : les tests de dépistage remboursés à 100 %

Suite à un arrêté publié dans le "Journal officiel" le samedi 30 juillet, les tests de détection du monkeypox seront bien pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie.

Variole du singe : les tests de dépistage remboursés à 100 % Md Saiful Islam Khan/iStock


  • Publié le 31.07.2022 à 10h00
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L'ESSENTIEL
  • Le premier centre dédié au vaccin contre la variole du singe a ouvert ce mardi 26 juillet à Paris.
  • En 48 heures, plus de 11 000 personnes ont été vaccinées contre la variole du singe en France, dont plus de 8 000 en Île-de-France.

Une bonne nouvelle pour les personnes à risque. Alors qu’en début de semaine, la Haute Autorité de santé (HAS) avait préconisé que les tests de dépistage de la variole du singe soient remboursés à 100 %, le gouvernement a décidé de suivre sa recommandation.

Samedi 30 juillet, un arrêté publié au Journal officiel indique que désormais, l’Assurance maladie les prendra intégralement en charge.

Un dépistage réservé aux cas suspects avec symptômes

"Le développement de l’épidémie de variole du singe implique de pouvoir confirmer les cas d’infection en l’absence de tableau clinique suffisamment explicite", explique le texte. Aussi, les tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN) (technique qui inclut les tests PCR) "permettent de confirmer les infections". "Il convient, dès lors, que ces tests de dépistage soient pris en charge par l’Assurance maladie", précise l’arrêté.

Comme l’indiquait la HAS dans sa préconisation de remboursement, le diagnostic du monkeypox repose en premier lieu sur l’examen et l’interrogatoire du patient. "La détection par test TAAN ne doit être effectuée qu’en cas de doute persistant après l’examen clinique" afin de "confirmer ou non" l’infection.

Ces tests sont donc réservés aux "cas suspects" et aux "cas possibles" et ne sont pas recommandés en cas d’absence de symptômes.

3 nouveaux décès dans le monde en 48 heures

Cette décision de remboursement des tests de dépistage intervient alors que l’épidémie vient de connaître un tournant en Europe. En l’espace de 48 heures, l’Espagne a rapporté le décès de deux patients touchés par la maladie. "Parmi les 3 750 patients (…), 120 ont été hospitalisés et deux sont morts", a déclaré le centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires du ministère de la Santé espagnol.

Vendredi 29 juillet, les autorités brésiliennes ont également annoncé qu’un homme de 41 ans atteint de la variole du singe était décédé la veille. "Suivi à l’hôpital pour d’autres affections cliniques graves", il souffrait de problèmes importants d’immunité.

D’autres décès à prévoir selon l’OMS

Au total, ce sont huit décès liés à la variole du singe, dont deux hors d’Afrique, qui ont été recensés dans le monde. Et selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), d’autres décès sont à prévoir dans les semaines à venir.

"Compte tenu de la poursuite de la propagation de la variole du singe en Europe, nous nous attendons à plus de décès", a déclaré dans un communiqué Catherine Smallwood, une responsable des situations d’urgence du Bureau régional de l’OMS pour l’Europe.

Catherine Smallwood a ajouté que l’objectif était "d’interrompre rapidement la transmission du virus en Europe et mettre un coup d’arrêt à cette maladie". Cela passe en premier lieu par la prévention par la vaccination, même si pour l’heure, les vaccins sont réservés aux populations à risque.

"La notification des décès liés à la variole du singe ne change pas notre évaluation de l’épidémie en Europe. Nous savons que, bien que spontanément résolutive dans la plupart des cas, la variole du singe peut entraîner de graves complications", a conclu Catherine Smallwood.

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