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QUESTION D'ACTU

Une maladie infectieuse virale

Variole du singe : un premier cas dans le personnel hospitalier

À Marseille, un soignant de l’assistance publique des hôpitaux de Marseille (APHM)  a été détecté positif à la variole du singe. 

Variole du singe : un premier cas dans le personnel hospitalier iammotos/istock


  • Publié le 07.06.2022 à 11h00
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L'ESSENTIEL
  • Le vaccin contre la variole est efficace à 85% contre la variole du singe.
  • Au 3 juin, 51 cas de variole du singe ont été recensés en France.
  • Le virus Monkeypox se transmet par contact direct avec les lésions cutanées, les gouttelettes mais aussi au contact de l’environnement du malade.

La variole du singe se propage en France. Lundi 6 juin, un cas a été identifié, et confirmé, parmi le personnel hospitalier d’un des hôpitaux de Marseille, selon un communiqué de l’APHM. "Actuellement isolé, il se porte bien", précise le document. Toutes les personnes ayant été en contact avec cette personne sont recensées et informées de la conduite à tenir. Mais selon l’APHM, "la probabilité d'une contamination à d'autres personnels est jugée négligeable", et aucun patient n’est considéré à risque de transmission du virus. En parallèle, des consultations avec la médecine du travail sont organisées pour les personnes identifiées comme cas contact, afin de "clarifier le risque d'exposition, de fournir des informations sur le vaccin contre la variole et de préciser les critères mis en place par Santé Publique France".

Des symptômes parfois difficiles à cerner 

Le diagnostic de la maladie est rendu complexe par ses symptômes, parfois différents de ceux recensés auparavant. Dans un article de la National Public Radio, une fédération de radio américaines, Donald Vinh, médecin spécialiste des maladies infectieuses, de l’université McGill explique que les éruptions cutanées ne ressemblent pas systématiquement à celles recensées dans les manuels de médecine. Les images présentes dans ces ouvrages montrent des personnes avec le "tronc ou les mains couverts de cloques remplies de pus". Or, les cas recensés récemment présentent parfois seulement une ou deux petites lésions, "qui peuvent facilement être confondues avec des lésions causées par plusieurs maladies sexuellement transmissibles, telles que l'herpès et la syphilis". "Je pense que c'est assez critique, estime le Dr Vinh, parce que ces patients peuvent être ‘ratés’. Mais ils sont toujours contagieux et peuvent propager la maladie."

Un diagnostic difficile 

Les livres de médecine identifient deux phases à la maladie : des symptômes grippaux dans un premier temps, puis, environ une semaine plus tard, des éruptions cutanées sur le visages et les membres. Selon Donald Vinh, les patients récemment atteints ne suivent pas systématiquement ce schéma : les lésions sont parfois limitées à certaines zones, notamment génitales, et d’autres ne ressentent jamais de fièvre. Certains symptômes peuvent suggérer un cas de variole du singe, mais sont en réalité seulement un "ulcère ou un petit cratère". Santé Publique France rappelle que la pathologie peut être confondue avec d’autres maladies à éruption cutanée comme la varicelle, la rougeole, les infections bactériennes cutanées, la gale, la syphilis et les allergies médicamenteuses. Seul le test PCR permet de confirmer une suspicion de variole du singe. 

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