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Sclérose en plaques : comment gérer les troubles cognitifs

Une majorité de patients atteints de sclérose en plaques se plaignent de troubles de l'attention ou d'anxiété. 

Sclérose en plaques : comment gérer les troubles cognitifs maurusone/iStock


  • Publié le 01.06.2022 à 13h30
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L'ESSENTIEL
  • La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui perturbe la transmission des signaux nerveux
  • Elle touche plus de 110 000 personnes en France

"Une maladie qui n'impacte pas l'espérance de vie mais la qualité de vie". C'est ainsi que le Pr Jérôme de Sèze, neurologue au CHU de Strasbourg, qualifie la sclérose en plaques. Mais si la SEP, cette maladie auto-immune qui touche plus de 110 000 personnes en France, est très souvent associée à la crainte du handicap physique, elle a aussi d'importantes répercussions sur les facultés cognitives.

L'importance des troubles cognitifs

La sclérose en plaques est une atteinte liée à un dysfonctionnement du système immunitaire de la gaine qui entoure les fibres nerveuses, ce qui dégrade la transmission des signaux nerveux. Alors bien sûr, face à ce processus, on pense tout de suite aux problèmes moteur qui, avec l'accumulation des poussées qui caractérisent la SEP, peuvent amener à une situation de handicap. Cela ne doit pas faire oublier que de nombreux patients, dans une proportion variant entre 40 à 70%, se plaignent aussi de troubles cognitifs.

"Ces patients doivent souvent faire face à des difficultés en lien avec l'attention, la mémoire de travail, celle qui permet de traiter rapidement des informations comme par exemple retenir un numéro de téléphone, ou les fonctions exécutives comme la planification ou l'accomplissement de doubles tâches", souligne ainsi Catherine Thomas-Antérion, neurologue à Lyon et spécialiste des problèmes de cognition et de comportement dans la sclérose en plaques.

La fatigue, symptôme majeur de la SEP

Et il y a plusieurs causes à cette présence fréquente de troubles cognitifs chez les patients atteints de SEP, troubles d'autant plus pénalisants que la maladie qui débute le plus souvent entre 30 et 40 ans touche donc majoritairement des personnes jeunes et en activité. Au-delà des causes liées à la sclérose en plaques elle-même, c'est çà dire les dysfonctionnements de réseaux de neurones, l'origine de ces troubles "c'est le plus souvent la fatigue qui est un des symptômes majeurs de la maladie", comme le précise Catherine Thomas-Antérion. A cela peut s'ajouter un état d'anxiété voire de dépression lié au caractère chronique de la maladie. "Il existe des stratégies contre ces difficultés et ces défaillances, c'est pour cela qu'il faut toujours en parler à son neurologue référent", rappelle-t-elle.

Quelles sont les solutions auxquelles peuvent recourir les patients qui sont concernés par ces troubles cognitifs ? Catherine Thomas-Antérion insiste sur l'importance de réaliser des tests et un bilan complet avec un psychologue. Une fois l'importance des troubles évaluée, chacun des symptômes pourra être prise en charge.

"Rassurer les patients"

Celui qui est donc le plus fréquent, la fatigue, peut en effet nécessiter une adaptation de l'activité professionnelle allant jusqu'à un réduction du temps de travail. Les problèmes d'anxiété et de dépression doivent eux être pris en charge dans le cadre d'un accompagnement médicamenteux et psychologique. "Cette maladie, la sclérose en plaques, doit faire l'objet d'une prise en charge globale, c'est pourquoi il est essentiel de flécher la cognition parmi les multiples symptôme s de la SEP pour pouvoir mieux soigner, accompagner et surtout rassurer les patients", conclut Cartherine Thomas-Antérion.

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/992-Sclerose-en-plaques-traiter-tot-pour-reduire-le-handicap

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