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QUESTION D'ACTU

Semaine d'Action 2021

Essoufflements, palpitations : et si c'était une fibrillation atriale ?

La fibrillation atriale toucherait plus de 750 000 personnes en France. Dans le cadre de la Semaine d'Action 2021 concernant cette maladie, Pourquoi Docteur vous propose une série d'articles pour mieux connaître la fibrillation atriale, ses symptômes et les traitements pour la contrôler. Aujourd'hui, un "zoom" sur le fonctionnement du coeur et ce qui se passe en cas de "FA".

Essoufflements, palpitations : et si c'était une fibrillation atriale ? makyzz/iStock




Un coeur qui bat, c'est une pompe en marche. Un coeur qui bat trop fort, c'est quelque chose qui est déréglé dans ce mécanisme vital. Et peut-être, comme pour plus de 750 000 personnes en France, le signe d'une fibrillation atriale. Une maladie que l'on ne peut pas qualifier de grave en elle-même mais dont les conséquences, elles, peuvent être fatales. La conséquence la plus redoutable de cette maladie est en effet l'accident vasculaire cérébral. Il y a donc de quoi s'intéresser à la fibrillation atriale, d'autant que ses symptômes sont parfois si discrets qu'elle peut se développer de façon quasi-invisible.

Des "ratés" dans la contraction des fibres cardiaques

Pour comprendre ce dont il s'agit si des palpitations, des essoufflements, de la fatigue accompagnent des palpitations et que l'on vous parle de fibrillation atriale, c'est le schéma de fonctionnement de la pompe cardiaque qu'il faut rappeler brièvement : venant des veines, le sang qui rejoint le coeur arrive dans les oreillettes et ce sont celles-ci, en se contractant, qui font passer le sang vers les ventricules d'où il est relancé dans les artères. Sauf que cette contraction des oreillettes peut connaître des "ratés" et se désynchroniser à cause d'une excitation trop précoce des fibres du muscle cardiaque. C'est ce qui se produit en cas de fibrillation atriale. 

Cette disparition de la synchronisation des contractions des fibres musculaires auriculaires a deux conséquences. D'une part les oreillettes vont devenir mécaniquement inefficaces puisqu'elles ne se contractent plus, ce qui entraîne une diminution du débit cardiaque. Et par ailleurs, l'absence de contractions auriculaires favorise la stagnation du sang dans les oreillettes et de coagulation spontanée. C'est ce qui provoque le risque d'embolie et d'AVC.

Un diagnostic à partir de l'électrocardiogramme

C'est pour cette raison que la prise en charge de la fibrillation atriale se fait avec des médicaments qui redonnent sa régularité au rythme cardiaque, avec des anti-coagulants pour éviter la formation de caillots responsable des embolies et des AVC, en utilisant des chocs électriques pour rétablir, là aussi, le rythme cardiaque (une méthode qui traite les effets mais pas la cause ...) ou par ablation de foyers responsables de la fibrillation.

Mais comment se fait le diagnostic de la fibrillation atriale ? Les palpitations et autres troubles du rythme cardiaque qui la caractérisent peuvent aussi être le signe d'autres problèmes cardiaques. Et surtout, c'est une  maladie dire "silencieuse" dont les symptômes peuvent être mal perçus ou mal interprétés. C'est donc uniquement à partir d'un électrocardiogramme que le diagnostic de fibrillation atriale peut être posé.

https://www.pourquoidocteur.fr/MaladiesPkoidoc/891-Fibrillation-auriculaire-prevenir-le-risque-d-accident-vasculaire-cerebral

Ci-dessous, l'interview du Pr Nicolas Lellouche :

Retrouvez notre émission "Questions aux Experts" sur la fibrillation atriale :

 

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