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QUESTION D'ACTU

Impact environnemental

Réduire sa consommation de produits sucrés et transformés est bon pour la santé… et la planète !

Selon une étude australienne, les boissons sucrées, l’alcool et les viandes transformées sont responsables de près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation.

Réduire sa consommation de produits sucrés et transformés est bon pour la santé… et la planète ! Mukhina1/iStock

  • Publié le 07.11.2021 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • Menée en Australie et en Nouvelle-Zélande, cette méta-analyse de 20 études montre que les aliments transformés, gras et sucrés représentent entre 27 et 33 % des émissions de GES liées à l'alimentation.
  • Très gourmands en ressources énergétiques telles que l'eau, utilisant des emballages plastique et des pesticides, ils sont nutritionnellement pauvres.

Manger des confiseries et des aliments transformés, boire de l’alcool et des sodas est non seulement mauvais pour la santé… Mais cela est aussi en partie responsable du réchauffement climatique.

C’est ce que révèle une méta-analyse de 20 études menée par l'Université d'Australie-Méridionale (UniSA) et publiée dans la revue Public Health Nutrition.

Selon son autrice principale, Sara Forbes, l’impact environnemental de la consommation de "malbouffe", et en particulier les émissions de gaz à effet de serre (GESe), est loin d’être anecdotique, et devrait inciter les populations à faire des choix alimentaires non seulement plus sains, mais aussi plus durables.

Des aliments riches en consommation d’énergie et pauvres en nutriments

L’étude s’est concentrée sur la consommation par les ménages australiens et néo-zélandais d’aliments discrétionnaires et à l’impact de cette consommation sur les émissions de gaz à effet de serre.

Selon un rapport du gouvernement fédéral publié en 2020, l'Australie a émis environ 510 tonnes métriques de dioxyde de carbone, les émissions liées à l'alimentation représentant 14,2 % de ce total. Le rapport a révélé que l'Australien moyen produit l'équivalent de 19,7 kg de dioxyde de carbone chaque jour via son alimentation.

Un autre rapport de 2017 a révélé que les déchets alimentaires représentent environ 6 % des GESe de l'Australie, compte tenu de l'eau, de l'énergie et des pesticides utilisés dans la production et l'emballage des aliments qui finissent en décharge, où ils libèrent encore plus de méthane en se décomposant.

On estime aujourd’hui que les aliments "essentiels" comme les fruits, les légumes, les céréales, les produits laitiers, les œufs, les viandes maigres et le poisson ou encore les noix, graines et légumineuses représentent entre 67 et 73 % du total des GES liés à l'alimentation en Australie. Ce sont la viande, les céréales et les produits laitiers qui contribuent le plus à ces émissions.

Les aliments non-essentiels ou "discrétionnaires", c’est-à-dire les boissons sucrées, l'alcool, les confiseries et les viandes transformées, représentent entre 27 et 33 % des émissions de GES liées à l'alimentation. Bien que ce pourcentage soit inférieur aux émissions des aliments de base, le fait que les Australiens consomment de grandes quantités d'aliments évitables, riches en énergie et pauvres en nutriments, n'aide pas l'environnement, estiment les chercheurs.

En Nouvelle-Zélande, les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre sont la viande, les fruits de mer et les œufs (35 %), suivis des aliments hautement transformés comme les pâtisseries et les glaces (34 %).

Changer notre manière de manger pour sauver la Planète

"Les aliments discrétionnaires ont une superficie cultivée, une pénurie d'eau et une empreinte écologique plus élevées, affirme Sara Forbes. La viande émet également des gaz à effet de serre, bien que son empreinte liée à la rareté de l'eau soit plus faible par rapport aux produits laitiers, aux céréales, aux grains, aux fruits et aux légumes."

"Il est temps que nous reconnaissions mieux les impacts environnementaux du type et de la quantité d'aliments que nous consommons, en tenant compte de la Planète ainsi que de notre santé", poursuit la chercheuse, qui rappelle que d'ici 2050, la population mondiale devrait atteindre 10 milliards de personnes. "Il n'y a aucun moyen de nourrir cette quantité de personnes si nous ne changeons pas notre façon de manger et de produire des aliments", conclut-elle.

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