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Allergie cutanée

Dermatite allergique de contact : pourquoi certains patients sont plus sensibles que d’autres

Alors que l’on pensait jusqu’ici qu’il fallait quelques jours avant que la peau ne réagisse aux substances allergènes de contact, une étude danoise montre qu’au contraire, certains patients développent une réaction allergique beaucoup plus vite.

Dermatite allergique de contact : pourquoi certains patients sont plus sensibles que d’autres ipopba/iStock

  • Publié le 13.07.2021 à 15h30
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L'ESSENTIEL
  • Alors que l'on pensait jusqu'ici que les réactions allergiques cutanées n'apparaissaient que quelques jours après le contact avec la substance allergène, ces travaux montrent qu'il est possible développer une dermatite allergique de contact à un stade très précoce, en moyenne 12 heures après le contact.
  • Cette réaction allergique précoce est due à l'action de deux types de cellules immunitaires : les cellules T à mémoire et les neutrophiles, qui provoquent l'éruption cutanée.

Parfum, vernis à ongles, coloration pour cheveux, crème solaire, bijoux en nickel… Chez les personnes sujettes aux allergies, ces produits peuvent être hautement allergisants, déclenchant ce que l’on appelle une dermatite allergique de contact. Cette réaction allergique occasionne des modifications cutanées telles que l’érythème, la desquamation, l’œdème ou le gonflement.

Contrairement au rhume des foins ou aux allergies alimentaires, qui déclenchent des réactions allergiques immédiates, la dermatite allergique de contact est considérée par les chercheurs comme occasionnant une réponse retardée. Selon eux, il faut parfois plusieurs jours avant que la peau ne réagisse à des substances telles que le nickel et les parfums.

Toutefois, une nouvelle étude menée par le centre de recherche en immunologie cutanée de la Fondation LEO à l'université de Copenhague avance une autre conception. Publiées dans la revue Allergy, ses conclusions montent qu’au contraire de ce que l’on pensait avant, certains patients peuvent développer une dermatite allergique de contact à un stade très précoce.

Découverte sur les cellules T

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont tenté de comprendre pourquoi certains réagissent aux allergènes de contact beaucoup plus rapidement que ce qui est détaillé dans la littérature médicale. "Il s'avère que lorsqu'une partie de la peau est exposée à l'allergène pour la première fois, les cellules de cette zone cutanée spécifique développent une mémoire locale vis-à-vis de l'allergène de contact. Et lorsque la même zone est réexposée à l'allergène à un moment ultérieur, le patient développe une réaction claire en 12 heures seulement", explique Anders Boutrup Funch, doctorant et premier auteur de l'étude.

En menant leurs recherches sur des souris, les scientifiques ont découvert que ce sont les cellules T de l’organisme qui sont responsables de ces réactions allergiques. Alors que l’on pensait jusqu’ici qu’elles n’étaient responsables que des réactions allergiques retardées (dites de type 4), ces nouveaux travaux ont montré que ces cellules immunitaires sont au contraire capables de construire une mémoire sophistiquée qui leur permet de réagir beaucoup plus rapidement qu'on ne le pensait auparavant.

Les neutrophiles à l’origine de l’éruption cutanée

La réaction allergique immédiate n’est pas seulement due aux cellules T à mémoire. L’étude montre que suite à l’exposition à un allergène, des globules blancs spécifiques appelés neutrophiles affluent en masse vers la partie affectée de la peau. Normalement, le recrutement des neutrophiles sert à combattre les infections, car ces cellules sont capables d'éliminer efficacement les micro-organismes. Mais en éliminant ces micro-organismes, elles provoquent aussi une infection intense et des lésions tissulaires locales, ce qui provoque une éruption cutanée. Or, cette réaction des neutrophiles n’est observée qu’en cas de réaction allergique immédiate aux allergènes de contact, et non en cas de réaction retardée.

Ces nouvelles connaissances sur la dermatite allergique de contact doivent maintenant être confirmées par des nouvelles recherches menées sur des humains.

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