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QUESTION D'ACTU

Étude parue dans The Journal Neuroscience

Comment notre cerveau distingue la parole du bruit

Une équipe de scientifiques a identifié de nouveaux circuits de neurones impliqués dans la zone du cerveau qui gère le système auditif.

Comment notre cerveau distingue la parole du bruit jaouad.K

  • Publié le 20.12.2020 à 17h30
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L'ESSENTIEL
  • La modulation d'un neurotransmetteur appelé acétylcholine permet de mieux distinguer les sons provenant de différents stimuli sonores, et ainsi de faire la différence entre des bruits et la parole.

Difficile quand on se trouve dans un endroit bondé et bruyant (salle de concert, stade) d'entamer une conversation. Mais notre cerveau est doté d’un système neuromodulateur, appelé l'acétylcholine, qui permet au principal circuit auditif de distinguer la parole du bruit.

Des chercheurs de l'université Northeast Ohio Medical, de la Lehigh University (États-Unis) et de l’université Louis-et-Maximilien de Munich (Allemagne) ont étudié le fonctionnement de ce circuit. Leurs travaux ont été publiés début décembre dans le Journal of Neuroscience.

"Si le phénomène de l'influence de ces modulateurs a été étudié au niveau du néocortex, où se produisent les calculs les plus complexes du cerveau, il a rarement été étudié aux niveaux plus fondamentaux du cerveau", explique R. Michael Burger, professeur de neurosciences à l'université de Lehigh et co-auteur de l'étude.

L'équipe a mené des expériences électrophysiologiques et analysé des données pour démontrer que l'entrée du neurotransmetteur acétylcholine influence le codage des informations acoustiques par le noyau médian du corps trapézoïdal (MNTB), la source d'inhibition la plus importante de plusieurs noyaux clés du système auditif inférieur.

Comprendre comment le cerveau traite les sons

D’après les scientifiques, cette modulation de l'acétylcholine améliore la distinction des sons provenant de stimuli sonores, ce qui peut contribuer au traitement de signaux acoustiques importants tels que la parole. Selon Michael Burger, les neuromodulateurs se présentent comme des circuits plus larges et moins spécifiques qui se superposent aux circuits plus spécialisés.

"Cette modulation semble aider ces neurones à détecter les signaux faibles dans le bruit. On peut la comparer à un déplacement de la position d'une antenne pour éliminer l'électricité statique de votre station de radio préférée", explique le chercheur.

Cette étude, qui identifie pour la première fois un ensemble de connexions entre centres modulateurs et la région spécifique du système auditif du cerveau, pourrait apporter un nouvel éclairage sur la neuromodulation dans les circuits du tronc cérébral auditif, ainsi que de comprendre comment d'autres informations sensorielles sont traitées par le cerveau.

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