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Pandémie

Déconfinement : finalement, l'état d’urgence sanitaire devrait bien prendre fin le 10 juillet

Des "sources gouvernementales concordantes" ont confié à franceinfo que le l'état d'urgence sanitaire ne serait pas prolongé une nouvelle fois. En revanche, la prudence reste la règle : un projet de loi permettant à l'État de prendre de nouvelles mesures en cas de foyer épidémique sera présenté en Conseil des ministres le 10 juin.

Déconfinement : finalement, l'état d’urgence sanitaire devrait bien prendre fin le 10 juillet kovop58/iStock

  • Publié le 10.06.2020 à 13h10
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Le gouvernement fait marche arrière. Alors que des responsables de l'exécutif et des proches d'Édouard Philippe avaient confié à franceinfo au début du mois de juin que l'état d'urgence sanitaire pourrait être prolongé après le 10 juillet, nos confrères indiquent que ce ne sera finalement pas le cas. Une information qui leur a été transmise par "des sources gouvernementales concordantes". "Prolonger la mise entre parenthèses des libertés publiques n’était pas sain", a notamment estimé un ministre interrogé par les journalistes.

Déclaré le 23 mars pour faire face à l'épidémie de Covid-19, l'état d'urgence sanitaire est entré en vigueur le lendemain, puis a fait l'objet d'une prolongation le 11 mai. Objectif de ce dispositif exceptionnel : donner au Premier ministre le pouvoir de prendre diverses mesures par décret afin de faciliter la gestion de la crise. Il peut s'agir de celles limitant la liberté de se déplacer et de se réunir, de celles de contrôle des prix, ainsi que de celles de réquisition de tous les biens et services nécessaires pour mettre un terme à la catastrophe sanitaire.

"Laissons les gens vivre"

Concrètement, la levée de l'état d'urgence signifie que les rassemblements ne seront plus interdits pour des motifs sanitaires, entre autres. Un revirement révélateur de la nouvelle ligne du gouvernement, fortement impulsée par le Conseil scientifique. Son président, Jean-François Delfraissy, se prononce par exemple contre un nouveau confinement généralisé, "quoi qu'il arrive". "Laissons les gens vivre", déclarait-il également au Journal du dimanche, le 7 juin.

Par ailleurs, l'équipe chargée d'éclairer la décision publique travaille sur l'allégement du protocole sanitaire en vigueur dans les établissements scolaires pour les mois à venir. Objectif : déterminer comment le document de 63 pages "pourrait être un peu simplifié, fluidifié, à la lumière des connaissances actuelles". Une initiative largement encouragée par l'exécutif, en la personne de  Jean-Michel Blanquer. "On regarde l'évolution de l'épidémie, et, en fonction de ça, on fait évoluer les règles. Mais, en effet, vu la tendance actuelle, j'espère bien que d'ici la fin du mois de juin nous aurons pu alléger le protocole sanitaire", indiquait le ministre de l'Éducation nationale le 6 juin sur BFMTV.

Un projet de loi présenté le 10 juin

Pour autant, il n'est pas question de relâcher l'effort collectif. Le maintien de la date du 10 juillet n'est pas synonyme d'un retour à la normale. D'ici-là, le respect des gestes barrières, de la distanciation physique et des restrictions en vigueur, est toujours d'actualité. "La situation s'est améliorée et continue de s'améliorer (mais) il est trop tôt pour relâcher en aucune manière notre vigilance, a ainsi rappelé Olivier Véran le 8 juin, comme le rapporte l'AFP, dont Le Figaro se fait l'écho. N'allons pas trop vite, on a réussi à gagner une bataille par l'effort de tous, une bataille qu'il a été très difficile de gagner, on n'a pas encore gagné la guerre, donc vigilance".

Afin de s'assurer que la prudence reste le mot d'ordre, un projet de loi porté par le ministre de la Santé et celui de l'Intérieur sera présenté en Conseil des ministres le 10 juin. Objectif : permettre à l'État de prendre de nouvelles mesures en cas de foyer épidémique. Il s'agit notamment de la restriction locale de l'offre de transports publics, de la mise en place d'une circulation aménagée des personnes et d'une nouvelle fermeture de certains lieux. Le texte sera débattu le 17 juin à l'Assemblée nationale.

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