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Cancer de la peau : il en existe trois types différents

La semaine de dépistage des cancers de la peau, qui devait se tenir du 11 au 15 mai, a été suspendue en raison de la crise sanitaire actuelle. Pourquoi docteur a tenu à parler des trois formes de cancers de la peau, animé par la conviction qu'informer peut sauver des vies. 

Cancer de la peau : il en existe trois types différents Fly_dragonfly/iStock

  • Publié le 13.05.2020 à 12h00
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Chaque année, 80 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont diagnostiqués en France. Bien que méconnu du grand public, il existe trois types de cancers de la peau, tous ayant des statistiques de survie différentes.

Le mélanome cutané

Le mélanome est sans doute le plus connu de tous. Avec 15 404 nouveaux cas estimés en 2017 en France métropolitaine et 1 783 décès (1 036 hommes et 747 femmes), il représente 10% des cancers de la peau et touche davantage les femmes (53%) que les hommes (47%).

L'incidence et la mortalité du mélanome ont significativement augmenté entre 1980 et 2012, notamment à cause de la surexposition aux rayonnements UV des centres de bronzage et du soleil. Quatre-vingts pour cent mélanomes se développent à partir d'une peau saine et 20% des cas à partir d’un grain de beauté préexistant. Selon la Ligue contre le cancer, cette pathologie représente la première cause de mortalité des femmes de 25 à 29 ans.

Le mélanome cutané est le plus agressif des cancers de la peau et peut s'étendre aux autres organes rapidement (métastases). La survie du patient dépend du stade de sa maladie au moment du diagnostic : selon le programme de surveillance épidémiologique américain SEER, la survie relative à 5 ans est de 98% au stade localisé, de 62% avec une extension locorégionale et de 15% au stade métastasique. 

Le carcinome basocellulaire

Le carcinome basocellulaire représente 70% des cas de cancers de la peau et est parmi les cancers qui se soignent le mieux, notamment parce qu'il évolue lentement, localement, sans s'étendre aux autres organesIl se situe généralement sur les zones exposées au soleil et dans 80% des cas sur le visage et le cou, ce qui le rend détectable rapidement. 

Il touche majoritairement les personnes de plus de 50 ans et est, à l'inverse du mélanome, plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Les formes avancées peuvent être préoccupantes, mais le pronostic vital est rarement engagé. Néanmoins, le carcinome basocellulaire peut grossir en largeur et en profondeur, défigurer le patient et provoquer la perte d'un oeil, du nez ou d'une oreille. 

L'objectif du traitement consiste à enlever la tumeur ainsi que les tissus sains environnants pour limiter les risques de récidive. La chirurgie peut être une option, de même que la radiothérapie et la destruction par l’azote (cryothérapie) ou des impulsions électriques (électrodessication). La chimiothérapie peut être envisagée, mais est rarement nécessaire. 

Le carcinome spinocellulaire

Le carcinome spinocellulaire se développe à partir des cellules situées en surface de l’épiderme. Son évolution présente plus de risques que le carcinome basocellulaire, notamment parce qu'il a la capacité de former des métastases, c'est-à-dire de s'étendre au reste du corps, y compris au niveau des muqueuses buccales et génitales. La dangerosité de ce type de cancer serait de 2 à 5% lorsqu'il touche la peau, mais de 20% lorsqu'il touche une muqueuse.

Il apparait généralement sur une peau saine, souvent suite à une exposition prolongée, voire chronique, à des rayons UV. Il se manifeste sous forme de croûtes rouges ou brunes, plus ou moins épaisses, parfois difficiles à percevoir. En cas de doute, il est fortement recommandé de consulter un médecin, car diagnostiqué tôt, le carcinome spinocellulaire affiche un taux de guérison de 90%.

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