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QUESTION D'ACTU

Psychologie

Va-t-on souffrir d’état de stress post-traumatique après le confinement?

Plus le confinement dure et plus le risque d'État de stress post-traumatique est important.

Va-t-on souffrir d’état de stress post-traumatique après le confinement? KatarzynaBialasiewicz/iStock

  • Publié le 26.04.2020 à 12h00
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Même si l'annonce du confinement a été un choc pour de nombreuses personnes, il a engendré pour certains une sidération, un état de déni ou encore de la colère. Si certains arrivent à surmonter cet état et s'adaptent sans difficulté, pour d'autres une phase dépressive peut s'installer et augmenter par la suite le risque d'État de stress post-traumatique.

Pourquoi peut-on être traumatisé par le confinement ?

La privation de liberté et l'isolement sont un traumatisme en soi. S'y ajoute les annonces quotidiennes de mort et de malades du Covid-19, le sentiment d'être en guerre, les conditions de vie (logement, solitude, violences conjugales...) ou encore la crainte vis-à-vis de son emploi. Tous ces facteurs sont potentiellement traumatisants et peuvent mener certaines personnes à développer par la suite un syndrome de stress post-traumatique.

D'après les études, après 10 jours de confinement, ce risque augmente déjà, en particulier chez les plus fragiles. Dans la région de Wuhan, l'épicentre de la pandémie en Chine, jusqu'à 18,4 % des personnes confinés sont potentiellement affectées par ce syndrome. Même si des études sont en cours en France, on peut s'attendre à une augmentation significative.

Comment prévenir le syndrome de stress post-traumatique en lien avec le confinement ? 

Même s'il sera inévitable pour certains, il est possible d'agir pendant le confinement pour limiter les conséquences psychologiques néfastes à long terme. Cela passe dans un premier temps par une limitation du temps passé sur les réseaux sociaux ou les médias en général à écouter les nouvelles sur la pandémie, mais aussi le maintien des contacts sociaux avec ses proches le plus fréquemment possible.

Ensuite, plutôt que de se concentrer sur ce qui n'est pas possible de faire, et afin d'éviter la frustration et le repli sur soi, on conseille de mettre l'accent sur ce qui peut faire et contrôler dans son quotidien, chez soi et avec son entourage : faire la cuisine, regarder un film, faire du sport, apprendre quelque chose de nouveau, créer…

Enfin, des cellules d'écoute sont disponibles un peu partout en France pour encourager à verbaliser autant que possible ce que l'on ressent afin de prendre plus de distance et mieux vivre cette période difficile.

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