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QUESTION D'ACTU

Maladies professionnelles

L'ordonnance de l'Igas pour améliorer la santé au travail

L'Igas appelle à faire de la santé au travail une priorité des plans de santé publique. Les maladies professionnelles tuent six fois plus de personnes dans le monde que les accidents industriels chaque année.

L'ordonnance de l'Igas pour améliorer la santé au travail EX FEATURES/SIPA

  • Publié 16.07.2013 à 16h33
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Faire de la santé au travail un chantier prioritaire ! C'est le souhait émis par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dans un rapport sur les interactions entre santé et travail rendu public il y a quelques jours. L'Inspection appelle en effet à identifier la santé au travail parmi les priorités de la future stratégie nationale de santé et des plans de santé publique. La mission Igas a travaillé sur ce sujet par rapport aux maladies cardiovasculaires, à la polyarthrite rhumatoïde, les addictions et les nanoparticules. A l’issue de ces travaux, l' Inspection a identifié quatre axes d’amélioration.

Connaître les risques pour les combattre

Pour l'Igas, le repérage et la prévention des risques liés aux situations de travail constituent une priorité. Afin de progresser dans ce domaine, l'Inspection explique  qu'il s’agit «  d’identifier dans les entreprises les expositions professionnelles aggravant ces risques, puis de hiérarchiser les actions préventives ». Car aujourd'hui, ce facteur n'est pas pris en compte. Des études ont montré,  par exemple, des liens entre charge physique et maladie cardiovasculaire. Ces facteurs augmentent en effet le risque d’accidents coronariens de façon très significative avec un risque lié aux facteurs psychosociaux de même amplitude que celui lié à l’obésité abdominale. Autre exemple, autre risque, une méta-analyse publiée dans le Lancet en octobre 20122 montrait que le stress au travail augmentait les risques d’infarctus du myocarde. Dans ce contexte, l'Igas appelle « à faire des maladies cardio-vasculaires un enjeu majeur de santé publique ».


S'adapter aux nouvelles formes de travail
Cette mission a été aussi l'occasion de rappeler que l'évolution du monde du travail bouleverse la santé des travailleurs. Ainsi, le suivi médical des salariés est rendu plus difficile avec le développement de formes d’emplois qui s’écartent du contrat de travail à durée indéterminée. « Le télétravail, le travail à domicile, le fonctionnement en entreprise étendue et la mobilité accrue des salariés posent la problématique du suivi longitudinal dans le cas d’éventuelles expositions à des risques à effets différés. Tout cela renforce les difficultés du suivi de l’état de santé des salariés », indique le rapport.


Prendre en compte les pathologies préexistantes
Ici, « le thème de la polyarthrite rhumatoïde est avant tout une illustration de l’intérêt d’une action précoce et pluridisciplinaire en matière de maintien dans / en emploi », indique l'Inspection. L'Igas souhaite que les interactions à développer portent surtout sur le diagnostic et les actions d’accompagnement, voire de réorientation. S’agissant des maladies chroniques et contrairement aux idées reçues, ces maladies se déclareraient dans près de la moitié des cas chez des personnes toujours en activité professionnelle. On estime qu'elles touchent un salarié sur cinq. Pour tenter d'enrayer ce phénomène, la mission qualifie de « primordiales » les questions d'articulation entre médecin traitant et médecin du travail dans le respect du secret médical, dans une logique de parcours de soins voire de parcours de vie.


Un lieu de promotion de la santé 
Cette recommandation vise à permettre que le sujet de l'entreprise comme lieu de promotion de la santé soit débattu dans le cadre des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). La mission estime qu'insuffler une approche de santé publique en milieu professionnel peut être bénéfique pour la santé au travail mais « sous réserve d'un souci constant de garder comme prioritaire la prévention des risques professionnels mais aussi la connaissance, la reconnaissance et la prévention des maladies professionnelles en développant notamment des systèmes d'information adaptés ».

 

 

 

 





 

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