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L'obésité infantile peut altérer 70% des résultats de tests sanguins

Les résultats des prélèvements sanguins réalisés chez les enfants et les adolescents obèses auraient de grandes chances d'être faussés, ce qui pourrait également altérer la véracité des diagnostics médicaux. Les chercheurs à l'origine de cette découverte alertent les médecins.

L'obésité infantile peut altérer 70% des résultats de tests sanguins Kwanchaichaiudom/iStock

  • Publié le 08.01.2020 à 09h00
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L'obésité infantile peut-elle altérer les résultats de prélèvements sanguins ? C'est ce que semble avoir découvert des chercheurs de l'université de Toronto (Canada) au cours d'une étude menée sur 1300 enfants et adolescents en bonne santé. Leurs résultats ont été publiés dans le Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism.

41 millions d’enfants en surpoids en 2016

Après leur avoir fait passer une batterie de tests sanguins, ils se sont aperçus que l'obésité pouvait altérer les résultats d'au moins 24 prélèvements de routine, “parmi lesquels les tests de la fonction hépatique, les marqueurs inflammatoires, ainsi que les bilans lipidique et ferrique”. Le surpoids peut donc fausser les résultats de près de 70% des analyses sanguines de routine réalisées chez les enfants et les adolescents.

Un score inquiétant quand on sait que la prévalence de l'obésité infantile s’est accrue à un rythme alarmant ces dernières années. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on estime qu’en 2016 le monde comptait plus de 41 millions d’enfants en surpoids. Pire, “le nombre de nourrissons et de jeunes enfants (de 0 à 5 ans) en surpoids ou obèses dans le monde s’est accru, passant de 32 millions en 1990 à 41 millions en 2016.”

Gare aux erreurs de diagnostic

“Il est important de comprendre comment et quels tests sanguins de routine sont affectés par l'obésité pour interpréter correctement les résultats des tests sanguins”, écrivent donc les auteurs de l'étude. “Les médecins doivent être conscients de ces biais”, alertent-ils, conscients que les professionnels de santé pourraient passer à côté d'un diagnostic potentiellement grave.

Car toujours selon l'OMS, “les enfants en surpoids et obèses sont plus susceptibles de contracter des maladies non transmissibles telles que diabète et maladies cardiovasculaires à un âge plus précoce”. “Nous espérons que les résultats de notre étude aideront les pédiatres et les médecins de famille à mieux évaluer les enfants et les adolescents présentant différents degrés de surpoids ou d'obésité”, concluent les chercheurs.

En France, selon Santé publique France, “la prévalence du surpoids (obésité incluse) est estimée à 17%, entre 6 et 17 ans, dont 4% d'obèses” et “la prévalence du surpoids (obésité incluse) reste supérieure chez les enfants dont les personnes de référence du ménage sont les moins diplômées.” 

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